Mot-clé - 1MPTS (89)

jeudi 26 mars 2009

Pelure

Il m'est arrivé, une fois, suite à une randonnée, de peler des deux pieds et de ne même plus pouvoir m'appuyer dessus.
Ben c'est moyennement amusant. Ca fait même bougrement mal quand toute la peau morte se barre, qu'il ne reste que de la peau à vif, que les vacances sont finies et qu'il faut rentrer le lendemain.

mercredi 25 mars 2009

Pan dans l'œil !

Je déteste qu'on me touche les yeux.
Une fois, mes canaux lacrymaux se sont bouchés et pour percer le bouchon il a fallu que le toubib enfonce une aiguille non creuse dans l'orifice, l'œil devant alors rester ouvert... Ils se sont mis à 3 pour me maintenir tellement je tremblais irrésistiblement.

mardi 24 mars 2009

Vocation

J'ai un grand regret professionnel. J'aurai aimé être archéologue. Et puis la vie en a décidé autrement.
Parfois, je me sens dans la peau d'un raté.
Heureusement, c'est fugace.
Hélas, ce sentiment est redondant.

lundi 23 mars 2009

Fermer les yeux

Parfois, je ferme les yeux, et je...
Roule, roule, roule
Marche, marche, marche
Et traverse les routes
L'air glisse sur mon visage
Avec lui, le sentiment purificateur d'être libre
Détaché de tout

Sérénité enfin trouvée

Hélas nos rues ne sont pas sûres, le repos est de courte durée.

dimanche 22 mars 2009

Suicides

Qu'on soit acteur ou juste spectateur, le suicide est vraiment une saloperie.

En tant qu'acteur, j'ai tenté, avec la réussite qu'on peut voir, deux fois de m'épargner d'autres souffrances, et sérieusement bloqué sur le sujet deux autres fois.

La première fois, j'avais 16 ans. Un bon âge pour tenter cette expérience amusante.
Je redoublais pour la première fois et ça se passait plutôt mal au collège.
J'étais allé pour les vacances de la Toussaint chez mes grands-parents et ils m'ont accueilli plutôt durement par un "tu ne vas pas tripler ta troisième ?"[1].
Une nuit de nouvelle lune, j'ai pris un oreiller et suis parti m'allonger en plein milieu de la nationale passant à côté. Et j'ai attendu.
En deux heures de temps, pas une voiture n'est passée dans un sens comme dans l'autre. Je suis donc rentré, déçu, en me promettant de prendre une couverture si d'aventure ça me reprenait : la nuit en novembre, il bruine parfois et fait frisquet.
J'ai passé le reste de ces vacances inoubliables au fond de mon lit avec une crève carabinée.
J'ai su quelques jours plus tard que la nationale avait été fermée pour raison de réfection de chaussée.

La deuxième fois, j'ai pris mon vélo et ai emprunté le périphérique parisien. C'était impressionnant. Je devais avoir autour de 18 ans. Personne ne m'a arrêté, peu m'ont klaxonné. Les gens s'en foutent faut croire.

Le premier blocage, en avril 94. Pendant deux jours, j'ai fait un arrêt sur pensée sur une question débile : "est-ce un bien de ne pas avoir de fusil ?" Une litanie que je me suis répété à voix haute deux jours sans m'arrêter si on excepte l'épuisement qui fait le corps s'effondrer par intermittence.
Je n'ai toujours pas de réponse à cette question. Mais ce n'est pas un mal. Je m'en fous un peu.

La dernière fois, en octobre 2007. Il n'y a pas si longtemps. En ai profité pour rédiger le dernier billet. Non publié. Il est là, pour au cas où. Comme une sécurité, presque.

En tant que spectateur, j'ai été confronté une fois. Et, franchement, ce n'est pas une expérience agréable.
Comparativement, j'ai mieux vécu le meurtre de mon meilleur ami.
Ou alors, je savais déjà, un peu, à quoi m'en tenir.

Dans les deux cas, le sentiment qui prédomine est l'égoïsme. On ne pense qu'à soi, et rien de ce que pourraient tenter les autres ne peut intervenir dans la décision de partir ainsi. Les autres n'existent plus. Les autres ne peuvent comprendre simplement parce qu'il n'y a rien à comprendre. Toutes les justifications qu'on serait tenté d'élaborer ne peuvent être qu'inexactes : je ne connais personne capable de se mettre, réellement, à la place d'un autre.

Ce n'est pas un mal. C'est ainsi, et ça me semble très naturel et plutôt sain.

Notes

[1] je ne l'ai pas triplée, mais j'ai tout redoublé par la suite, à croire qu'une fois qu'on y a goûté on est addict.

samedi 21 mars 2009

Translation

Un jour, je suis certain d'avoir vu le Nérichon bouger tout seul.
Ben j'ai eu peur !

vendredi 20 mars 2009

Je n'y pense pas et oublie aussi sec

Le nom de mon ex figure toujours sur la sonnette de la porte de rue. Il faudrait que je le vire mais je n'y pense que quand je rentre dans l'immeuble, jamais quand je sors.