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jeudi 19 mars 2009

Travers de porc

Ceux qui me côtoient dans la vie physique savent que je suis d'un naturel calme et opiniâtre mais absolument pas masochiste. Mélange qui vire donc à l'aigre dès je suis confronté à une demande agrémentée, au fil du temps, de gros foutage de gueule.

En général, une demande[1] commence par un "pour toi, ça ne te prendra que quelques instants" qui a tendance déjà à me gonfler un chouïa. Surtout quand la demande est imprécise, formulée à la va-vite[2] et se révèle être, au bout d'une dizaine de minutes de questionnement de l'autre, complètement délirante ou complexe à mettre en œuvre[3].

Dès qu'il s'agit pour l'autre de reformuler sa demande, ou de mettre lui-même la main à la pâte (en se documentant un minimum, en se renseignant auprès d'autres personnes, en consultant tutoriels ou forums à sa disposition, en réfléchissant un peu mieux à ce qu'il veut, en apprenant à se servir d'outils pour arriver à ses fins), ce que j'appelle la "tyrannie du pouce" pointe le bout de son nez et ça, vraiment, je trouve ça minable !
Des prétextes parfaitement débiles entrent en scène, on ne sait pas trop ce qu'ils viennent faire là mais, visiblement pour l'autre, ils doivent être suffisamment importants pour justifier son comportement.

J'ai souvent droit au "tu ne peux pas comprendre : tu n'as pas d'enfant" qui semble justifier le manque de temps pour l'autre pour participer à la résolution de sa demande. Personnellement, il ne me viendrait pas à l'idée de mettre en avant mon manque d'enfant pour justifier que j'aurai plus de temps ou d'énergie que quelqu'un qui en a !

Ma réaction, alors, est de sentir l'énervement monter pour se transformer assez vite par un renvoi définitif[4] de l'autre dans ses 22.

Et quand j'émets une fin de non-recevoir, il n'est pas rare que l'autre revienne à la charge en me lançant un "en espérant que tu es aujourd'hui mieux luné" pour le moins insultant puisque mon refus ne serait alors que la manifestation caractérielle d'un caprice[5] de ma part !
"Eh oh ! Qui donc refuse de se prendre par la main pour résoudre son problème ?" ai-je presque envie de répondre[6].

Voilà donc des gens qui veulent arriver à un résultat mais vont employer le peu d'énergie, le peu de temps dont ils disposent[7] à palabrer pour ne pas faire ce que vous leur proposez[8], mais qu'ils vous ont cependant demandé !

A ce stade, il me semble urgent de consulter... un autre spécialiste !

Notes

[1] informatique puisque c'est mon domaine de compétence

[2] de là à penser que je dois, en plus, deviner ce que l'autre aimerait réellement, il n'y a qu'un pas, allègrement franchi par le demandeur sans scrupule

[3] C'est toujours effarant de constater que ceux qui estiment le temps à votre place ne se renseignent absolument jamais sur la faisabilité de leur demande... Ben non, ils savent mieux que vous à quel point vous savez mieux qu'eux !

[4] maintenant définitif je précise, parce qu'il n'y a pas si longtemps je serai revenu sur ma décision et l'aurai, quasiment malgré moi, aidé à se dépatouiller avec son problème

[5] auquel cas, quelle idée parfaitement curieuse que de vouloir continuer à subir mon caractère lunatique !

[6] sauf qu'aujourd'hui, je me contrefous de la réponse, forcément foireuse, que l'autre essaiera de sortir du chapeau de sa mauvaise foi

[7] disent-ils

[8] ou n'en faire qu'à leur tête, ce qui est pour le moins contradictoire si on se fie à leur postulat de départ que celui qui sait serait vous et non eux

mercredi 18 mars 2009

Bonjour, c'est pour un sondage

Le matin[1], vous êtes plutôt liquide (jus d'orange, de vache[2], café, thé, autre) et/ou solide ?

Pour ma part, tous liquides autres que de l'eau sont exclus sous peine de rendu dans le quart d'heure[3] et une compote ou un yaourt.

Notes

[1] enfin, pas loin du réveil

[2] froid, tiède, chaud

[3] ce qui est peu excitant pour l'entourage on en conviendra

mardi 17 mars 2009

Allez hop ! Au trou !

Sur une idée de meerkat.

J'évacue la litière souillée du monstre velu, griffu et râleur directement dans les toilettes.
En procédant ainsi, il n'y a que des avantages :

  • limiter l'utilisation de sacs plastiques,
  • supprimer le risque d'éparpillement de la poubelle sur le trottoir[1],
  • curer le fond des toilettes via l'action des grains de litière sur l'émail.

Notes

[1] ça doit bien faire 5 ans que l'immeuble ne dispose plus de container, le dernier ayant finit dans le canal, et la mairie voulant nous en vendre un nouveau, on a dit "ben voyons !".

lundi 16 mars 2009

La vérité est rarement ailleurs

Ceci n'est pas une fiction. Mais vous vous en doutiez...

dimanche 15 mars 2009

Catastrophe !

J'adore les films catastrophe. Même les plus immondes navets font mon bonheur. Et le plus souvent, le scénario convenu aux réparties stéréotypées me fait rire aux éclats.
Et si, en réalité, je me réjouissais du malheur (fictif) d'autrui ?

samedi 14 mars 2009

J'ai pas de rythme

Sur une idée de Lomalarch, paroles de brol :

J'aurai voulu être un bassiiiiiiiste
Pour pouvoir avoir un groupe à moiiiii
Me faire des tas d'jolies groupiiies
Et ne plus me ronger les dooooiiiigts

Refrain :
Ouiiiin, ouiiiin, ouiiiin (x 2)

Alors tout un été, j'ai travailléééé
Dans un bureau de pub surchaufféééé
10000 enveloppes et timbres à colleeeer
Et finalement, j'ai pu me la payeeeer

Refrain

En septembre, j'ai pris des cooouuurs
En octobre, novembre et décembre aussssiiiii
A tenter en vain de coller au tempo d'la batteriiiiie
Hélas, le rythme, j'y suis complètement sooouuuurd !
Pourtant j'ai l'oreille musicaaaale
En attestent mes doigts plein d'caaaals

jeudi 12 mars 2009

Mauvaises fréquentations

Depuis que je suis, à nouveau, célibataire, je me rends compte que mes fréquentations, si elles n'ont pas à proprement parler changé, ont une influence certaine sur mon comportement et mes envies.

Pour preuve, j'ai commencé à retourner au cinéma, à inviter et répondre favorablement à celles qui me sont faites, et même à me débarrasser des objets qui m'encombrent !

Bref, tout ça pour dire que, même si je ne suis pas totalement tranquille quant au chemin entamé, il me semble être sur la bonne voie et, surtout, j'y prends plaisir. Ce qui est déjà beaucoup.