brol

aller au contenu | aller au menu | aller à la recherche | me contacter

Mot-clé - chaîne (94)

Fil des billets - Fil des commentaires

samedi 28 mars 2009

Armements

Je ne suis pas un fana des armes.
Je déteste les couteaux depuis 2003. Les fusils ne m'ennuient pas, je tirais même plutôt pas trop mal étant plus jeune[1].

Ici, j'ai un pistolet d'alarme qui ne blesse que le tireur pour peu qu'il soit gaucher, ce qui est assez con quand on y réfléchit[2]. Je suis droitier. J'ai également une arbalète, et des carreaux. Le recul du machin est impressionnant. Si on le maintient mal, ça peut vous déboiter une épaule.

Bref, j'aime assez le principe qu'une arme puisse blesser son utilisateur. Comme un juste retour des choses pour tout le mal qu'elles peuvent faire par ailleurs.

Notes

[1] en vacances, j'étais chargé de dégommer les pipes dans les fêtes foraines et de faire ainsi le plein de bouteilles de vin

[2] la douille s'éjecte avec violence du côté droit et a tendance à se ficher dans l'œil quand l'arme est trop loin du visage

vendredi 27 mars 2009

Demain : on coupe !

Pendant une heure...

Ce sont mes invités qui vont être contents ;-)

jeudi 26 mars 2009

Pelure

Il m'est arrivé, une fois, suite à une randonnée, de peler des deux pieds et de ne même plus pouvoir m'appuyer dessus.
Ben c'est moyennement amusant. Ca fait même bougrement mal quand toute la peau morte se barre, qu'il ne reste que de la peau à vif, que les vacances sont finies et qu'il faut rentrer le lendemain.

mercredi 25 mars 2009

Pan dans l'œil !

Je déteste qu'on me touche les yeux.
Une fois, mes canaux lacrymaux se sont bouchés et pour percer le bouchon il a fallu que le toubib enfonce une aiguille non creuse dans l'orifice, l'œil devant alors rester ouvert... Ils se sont mis à 3 pour me maintenir tellement je tremblais irrésistiblement.

mardi 24 mars 2009

Vocation

J'ai un grand regret professionnel. J'aurai aimé être archéologue. Et puis la vie en a décidé autrement.
Parfois, je me sens dans la peau d'un raté.
Heureusement, c'est fugace.
Hélas, ce sentiment est redondant.

lundi 23 mars 2009

Fermer les yeux

Parfois, je ferme les yeux, et je...
Roule, roule, roule
Marche, marche, marche
Et traverse les routes
L'air glisse sur mon visage
Avec lui, le sentiment purificateur d'être libre
Détaché de tout

Sérénité enfin trouvée

Hélas nos rues ne sont pas sûres, le repos est de courte durée.

dimanche 22 mars 2009

Suicides

Qu'on soit acteur ou juste spectateur, le suicide est vraiment une saloperie.

En tant qu'acteur, j'ai tenté, avec la réussite qu'on peut voir, deux fois de m'épargner d'autres souffrances, et sérieusement bloqué sur le sujet deux autres fois.

La première fois, j'avais 16 ans. Un bon âge pour tenter cette expérience amusante.
Je redoublais pour la première fois et ça se passait plutôt mal au collège.
J'étais allé pour les vacances de la Toussaint chez mes grands-parents et ils m'ont accueilli plutôt durement par un "tu ne vas pas tripler ta troisième ?"[1].
Une nuit de nouvelle lune, j'ai pris un oreiller et suis parti m'allonger en plein milieu de la nationale passant à côté. Et j'ai attendu.
En deux heures de temps, pas une voiture n'est passée dans un sens comme dans l'autre. Je suis donc rentré, déçu, en me promettant de prendre une couverture si d'aventure ça me reprenait : la nuit en novembre, il bruine parfois et fait frisquet.
J'ai passé le reste de ces vacances inoubliables au fond de mon lit avec une crève carabinée.
J'ai su quelques jours plus tard que la nationale avait été fermée pour raison de réfection de chaussée.

La deuxième fois, j'ai pris mon vélo et ai emprunté le périphérique parisien. C'était impressionnant. Je devais avoir autour de 18 ans. Personne ne m'a arrêté, peu m'ont klaxonné. Les gens s'en foutent faut croire.

Le premier blocage, en avril 94. Pendant deux jours, j'ai fait un arrêt sur pensée sur une question débile : "est-ce un bien de ne pas avoir de fusil ?" Une litanie que je me suis répété à voix haute deux jours sans m'arrêter si on excepte l'épuisement qui fait le corps s'effondrer par intermittence.
Je n'ai toujours pas de réponse à cette question. Mais ce n'est pas un mal. Je m'en fous un peu.

La dernière fois, en octobre 2007. Il n'y a pas si longtemps. En ai profité pour rédiger le dernier billet. Non publié. Il est là, pour au cas où. Comme une sécurité, presque.

En tant que spectateur, j'ai été confronté une fois. Et, franchement, ce n'est pas une expérience agréable.
Comparativement, j'ai mieux vécu le meurtre de mon meilleur ami.
Ou alors, je savais déjà, un peu, à quoi m'en tenir.

Dans les deux cas, le sentiment qui prédomine est l'égoïsme. On ne pense qu'à soi, et rien de ce que pourraient tenter les autres ne peut intervenir dans la décision de partir ainsi. Les autres n'existent plus. Les autres ne peuvent comprendre simplement parce qu'il n'y a rien à comprendre. Toutes les justifications qu'on serait tenté d'élaborer ne peuvent être qu'inexactes : je ne connais personne capable de se mettre, réellement, à la place d'un autre.

Ce n'est pas un mal. C'est ainsi, et ça me semble très naturel et plutôt sain.

Notes

[1] je ne l'ai pas triplée, mais j'ai tout redoublé par la suite, à croire qu'une fois qu'on y a goûté on est addict.

samedi 21 mars 2009

Translation

Un jour, je suis certain d'avoir vu le Nérichon bouger tout seul.
Ben j'ai eu peur !

vendredi 20 mars 2009

Je n'y pense pas et oublie aussi sec

Le nom de mon ex figure toujours sur la sonnette de la porte de rue. Il faudrait que je le vire mais je n'y pense que quand je rentre dans l'immeuble, jamais quand je sors.

jeudi 19 mars 2009

Travers de porc

Ceux qui me côtoient dans la vie physique savent que je suis d'un naturel calme et opiniâtre mais absolument pas masochiste. Mélange qui vire donc à l'aigre dès je suis confronté à une demande agrémentée, au fil du temps, de gros foutage de gueule.

En général, une demande[1] commence par un "pour toi, ça ne te prendra que quelques instants" qui a tendance déjà à me gonfler un chouïa. Surtout quand la demande est imprécise, formulée à la va-vite[2] et se révèle être, au bout d'une dizaine de minutes de questionnement de l'autre, complètement délirante ou complexe à mettre en œuvre[3].

Dès qu'il s'agit pour l'autre de reformuler sa demande, ou de mettre lui-même la main à la pâte (en se documentant un minimum, en se renseignant auprès d'autres personnes, en consultant tutoriels ou forums à sa disposition, en réfléchissant un peu mieux à ce qu'il veut, en apprenant à se servir d'outils pour arriver à ses fins), ce que j'appelle la "tyrannie du pouce" pointe le bout de son nez et ça, vraiment, je trouve ça minable !
Des prétextes parfaitement débiles entrent en scène, on ne sait pas trop ce qu'ils viennent faire là mais, visiblement pour l'autre, ils doivent être suffisamment importants pour justifier son comportement.

J'ai souvent droit au "tu ne peux pas comprendre : tu n'as pas d'enfant" qui semble justifier le manque de temps pour l'autre pour participer à la résolution de sa demande. Personnellement, il ne me viendrait pas à l'idée de mettre en avant mon manque d'enfant pour justifier que j'aurai plus de temps ou d'énergie que quelqu'un qui en a !

Ma réaction, alors, est de sentir l'énervement monter pour se transformer assez vite par un renvoi définitif[4] de l'autre dans ses 22.

Et quand j'émets une fin de non-recevoir, il n'est pas rare que l'autre revienne à la charge en me lançant un "en espérant que tu es aujourd'hui mieux luné" pour le moins insultant puisque mon refus ne serait alors que la manifestation caractérielle d'un caprice[5] de ma part !
"Eh oh ! Qui donc refuse de se prendre par la main pour résoudre son problème ?" ai-je presque envie de répondre[6].

Voilà donc des gens qui veulent arriver à un résultat mais vont employer le peu d'énergie, le peu de temps dont ils disposent[7] à palabrer pour ne pas faire ce que vous leur proposez[8], mais qu'ils vous ont cependant demandé !

A ce stade, il me semble urgent de consulter... un autre spécialiste !

Notes

[1] informatique puisque c'est mon domaine de compétence

[2] de là à penser que je dois, en plus, deviner ce que l'autre aimerait réellement, il n'y a qu'un pas, allègrement franchi par le demandeur sans scrupule

[3] C'est toujours effarant de constater que ceux qui estiment le temps à votre place ne se renseignent absolument jamais sur la faisabilité de leur demande... Ben non, ils savent mieux que vous à quel point vous savez mieux qu'eux !

[4] maintenant définitif je précise, parce qu'il n'y a pas si longtemps je serai revenu sur ma décision et l'aurai, quasiment malgré moi, aidé à se dépatouiller avec son problème

[5] auquel cas, quelle idée parfaitement curieuse que de vouloir continuer à subir mon caractère lunatique !

[6] sauf qu'aujourd'hui, je me contrefous de la réponse, forcément foireuse, que l'autre essaiera de sortir du chapeau de sa mauvaise foi

[7] disent-ils

[8] ou n'en faire qu'à leur tête, ce qui est pour le moins contradictoire si on se fie à leur postulat de départ que celui qui sait serait vous et non eux