Courrier 1

Finalement, j'ai envoyé ce qui suit en LRAR... J'attends un signe maintenant. Pas sûr que je sois patient très longtemps.

Toulouse, le 24 août 2012

Monsieur,

Dans votre courrier du 9 novembre 2011, vous m'écrivez que « tout ce qui a trait à des remplacements ou à des améliorations ne pourra être envisagé qu'avec l'accord du propriétaire, étant entendu dans ce cas que les prix de loyers restent le reflet de l'existant ». Je constate que le loyer augmente de façon constante et que, dans le même temps, l'état de l'appartement que j'occupe, et l'immeuble dans son entier également, se dégradent faute d'entretien de la part du propriétaire (huisseries extérieures, toiture, isolations) avec tout autant de constance.
Notez bien que je ne vous parle pas de réaliser des améliorations de mon logement mais juste d'entretien de celui-ci, entretien qui incombe au propriétaire selon les termes du bail.
Courant de cette année, j'ai déjà évoqué, oralement, avec Mme B. et M. C. les problèmes d'isolation de mon logement, aussi bien phoniques, thermiques ou olfactifs. Puisque rien n'a été fait pour les résoudre jusqu'à aujourd'hui et que, selon le bail, j'ai devoir de vous signaler « toutes réparations incombant au Bailleur », permettez-moi de vous faire une visite guidée de mon appartement pour vous aider à mieux considérer la situation :

Commençons par l'entrée de l'appartement. La porte d'entrée n'offre aucune sécurité, c'est une porte d'intérieur, elle est creuse. Les infiltrations venant des évents disproportionnés du toit ont pourri l'huisserie de la porte (côtés palier et appartement) ainsi que le plafond de l'entrée (côté palier).
Quand il pleut, ça sent le bois pourri.

Le trou du plafonnier de l'entrée laisse voir les combles. Quand il y a du vent dehors, on sent un vif courant d'air à cet endroit.

La porte des toilettes ne ferme pas.
Quand il pleut, les toilettes sentent le bois pourri, elles disposent notamment d'une vue directe, par le biais d'une aération qui ne ferme pas, sur les combles non aménagées et si peu isolées (image 1).
Quand il y a du vent, des éléments charriés par le vent se retrouvent dans nos toilettes.
La commande pour ouvrir/fermer une des lucarnes du toit n'est pas fiable, pas de visibilité sur cette lucarne pour vérifier son état d'ouverture/fermeture. Il n'y a aucune isolation thermique. Même problème d'isolation du aux évents : été comme hiver on a l'impression d'être dehors.
Quand les voisins fument dans leurs toilettes, nous subissons leurs émanations (tabagisme passif).
L'artisan qui a refait les toilettes suite au dégât des eaux (constat effectué en mars 2012) émanant de la toiture, nous a dit que le joint sur lequel la cuvette des WC devrait reposer est quasi inexistant et que le robinet de la chasse d'eau ne fonctionne pas. D'autre part, le sol près de l'assise de la cuvette des WC est largement fendu et grince quand on est assis sur les toilettes.
Pour ce qui est de la salle de bain, l'émail de la baignoire a disparu.
Il n'y a aucun siphon dans l'appartement. Quand des remontées d'odeurs apparaissent dans les tuyaux, la pièce entière pue.
L'eau, parfois, est jaune pale (douche, lavabo, bidet, eau froide comme eau chaude), on observe aussi des dépôts de rouille.
Là aussi, une commande pour une lucarne sur le toit est présente. Coincée à mort à mi-parcours. Toujours sans visibilité. La lucarne est-elle fermée ou ouverte ? Aucune idée...

Passons à la chambre de droite, dans le prolongement de la salle de bain. Un évent de la toiture est au-dessus de cette pièce. En bonne logique, par temps de pluie une odeur fétide de sous-bois se fait sentir.
Les chenaux ne sont toujours pas réparés, quand il pleut les huisseries extérieures sont soumises aux intempéries, le bois et les joints des vitres sont attaqués.
Le parquet s'est affaissé et laisse passer de l'air en bas des plinthes, parfois chargé en fumée de cigarette (tabagisme passif) et donc aussi les voix des voisins qui parlent en-dessous.
Quand le voisin parle, on l'entend. Quand il lui prend l'envie d'écouter de la musique à 1h du matin, dormir est alors impossible.
Cette pièce pue le cendrier froid.

Concernant la chambre de gauche, la plus grande puisqu'elle fait 20m², je ne peux plus l'utiliser.
Quand le voisin est dans sa chambre et qu'il fume, ça pue la cigarette dans cette pièce (tabagisme passif). Les placards puent le cendrier froid.
Quand le voisin parle dans sa chambre, j'ai l'impression qu'il est dans la mienne.
Quand le voisin fait de la basse ou écoute de la musique, j'ai l'impression qu'il est dans cette pièce. On reconnaît même ce qu'il écoute (Glory box de Portishead et Imik Si Mik de Hindi Zahra) !
Quand le voisin du dessous marche dans sa chambre, le sol de cette pièce tremble.
Quand il pleut, les chenaux ne sont, ici non plus, toujours pas réparés, les huisseries extérieures côté rue sont imbibées d'eau, le mur de la chambre est lui aussi humide et il n'est plus possible de faire tenir une simple tringle à rideaux ! Quant aux volets, ils sont tellement vétustes que leurs parties basses se sont détachées du reste.
Dans ces conditions, il est impossible de dormir alors que c'est le but d'une chambre !
Occuper cette pièce, fenêtres fermées, est irritant pour les voies respiratoires.

Le salon, côté cour, est tout aussi victime des mauvaises isolations.
Quand les voisins du dessous parlent, je peux suivre les conversations. Par exemple, l'autre jour, ils cherchaient de la moutarde...
Quand il pleut, le sol du salon est inondé sous le lino, les fenêtres étant alors bien entendu fermées et jointées (l'eau semble s'infiltrer sous le chambranle).
Les huisseries des deux doubles portes-fenêtres sont vétustes, la peinture est écaillée et des parties de l'huisserie se sont détachées au fil du temps. Le mastic des vitres ne tient plus du fait de la vétusté du support. Remplacer le mastic est une histoire sans fin. Quant aux volets, ils partent en morceaux, la peinture s'effrite et le bois est poreux.
Quand les voisins du dessous reçoivent, le salon (mais l'appartement dans son ensemble également) est un fumoir et pue la cigarette (tabagisme passif). Là aussi on peut reconnaître ce qu'ils écoutent. J'ai alors l'impression, vu les perturbations produites (bruit, musique, voix, cigarette), qu'ils reçoivent chez moi.

Enfin, la cuisine ne dispose d'aucun moyen de chauffage. En été on cuit, en hiver on gèle !
La porte donnant sur le balcon a une serrure mais sans clé. Je vous rappelle que l'appartement a déjà reçu la visite d'un cambrioleur qui était passé par la trappe pour accéder aux combles (dans les toilettes), rien n'aurait pu l'empêcher de passer par la porte de la cuisine. Cette porte est dans le même état que les portes-fenêtres et les volets du salon : vétuste et poreuse.
L'eau du robinet, parfois, est jaune pale et contient des dépôts de rouille.
Lors de la levée de réserves des travaux de réfection de l'électricité, j'ai émis un doute quant au bien fondé d'avoir placé deux prises de courant directement sous la soupape de sécurité de la chaudière. Comme on peut le constater sur la photo jointe (image 2), les prises prennent l'eau quand la chaudière fuit (disconnecteur déjà changé deux fois cette année).
A propos de la chaudière, vous avez fait remplacer le vase d'expansion pour rien puisque le problème de « fuite de pression » perdure : je dois toujours remplir la chaudière une fois par jour.

En résumé, d'une manière générale, l'isolation thermique de l'appartement n'en a que le nom : 2cm de laine de verre tassée, noire de poussière et non protégée de l'humidité du toit (du fait des nombreuses ouvertures sur l'extérieur), les trous des plafonniers qui laissent entrevoir la toiture, des fenêtres (côté cour) qui laissent passer l'eau et les fourmis, et qui sont givrées de l'intérieur l'hiver, des lucarnes au niveau du toit, actionnées depuis les toilettes et la salle de bain et dont on ne connaît ni l'état des joints ni si elles sont ouvertes ou fermées.
Du coup, l'été il fait souvent plus chaud à l'intérieur qu'à l'extérieur, et l'hiver, je chauffe dehors !
D'autre part, quand la température extérieure est au-delà de 27°C durant quelques jours, l'eau froide oscille entre 25 et 30°C ! Il me semble que les légionelles sortent de leur léthargie lorsque l'eau est au-dessus des 20°C...
Et inversement, l'hiver obtenir de l'eau chaude requiert un gaspillage d'eau et de gaz conséquents.
Eté comme hiver, en milieu de journée, la température intérieure équivaut à celle extérieure de 0 à 5°C près.

Pour toutes ces raisons, si je vous prends aux mots de novembre 2011, mon loyer devrait être franchement réduit. Je vous propose donc de le ramener à ce qu'il était lorsque j'ai emménagé en décembre 1998 et que tous ces dysfonctionnements n'existaient pas.
Pour mémoire, le loyer hors charges est passé de 503,08 € (décembre 1998) à 674,65 € (août 2012).

Depuis le 31/12/05, tous les immeubles bâtis dont le permis de construire a été délivré avant le 1er juillet 1997, qu'ils appartiennent à des personnes privées ou à des personnes publiques, ont du faire l'objet d’un dossier technique amiante (DTA) (art. L. 1334-13 du Code de la santé publique). Merci de me faire parvenir un exemplaire du DTA puisque cela n'a jamais été fait.

Quand et comment comptez-vous réaliser les travaux nécessaires afin que je puisse vivre dans un logement décent et de paisible jouissance conformément à ce que la loi décide ?

Cordialement,

Commentaires

1. Le vendredi 14 septembre 2012, 12:09 par brol

Monsieur C. vient d'appeler afin de revenir faire un point avec moi le 21/09 suite à ce courrier. Les voisins ne faisant pas de bruit dès 9h15 du matin, je me demande bien ce qu'il va pouvoir constater, mais bast, comme il n'y a pas que le bruit qui soit un soucis, nous aurons de quoi l'occuper...

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