Le miracle de la vie

Depuis que j'ai 17, 18 ans, l'envie d'être père me travaillait au corps. De bien des manières.

Le premier aspect était de pouvoir transmettre mes valeurs/désirs/espoirs à mon rejeton. Dans le plus pur style de la tradition orale. Sans pour autant le façonner à mon image, ce genre de trip psychorigide n'a jamais été ma tasse de thé.
Du coup, ne pas pouvoir moi-même procréer avait pour conséquence, pour moi, de trouver la progéniture d'autrui sans intérêt dans les bons jours, provocatrice en diable dans les mauvais, comme un rappel incessant que moi, jamais je ne serai père.

Le second aspect, et pas des moindres, était que mes couilles me faisaient régulièrement un mal de chien. Une sensation insupportable de douleur interne, impossible à calmer autrement qu'en ingurgitant des anti-inflammatoires comme si c'était des Smarties.

Je ne sais ce qui a provoqué l'arrêt de ces deux douleurs.

Peut-être de vivre actuellement une chouette histoire d'amour...

Commentaires

1. Le lundi 2 juillet 2012, 06:32 par mirovinben

Je crois très fort en l'hypothèse proposée dans ta dernière phrase. Et te/vous souhaite que ça dure...

Pour ce qui est du désir inassouvissable d'enfant, je ne connais pas cette douleur, ne me suis jamais posé la question, étais prêt à ne pas en avoir (premier mariage), en ai eu deux (second mariage) surtout parce qu'elle en voulait. Si je ne l'ai pas regretté, j'avoue avoir encore (et surtout) maintenant le même "agacement" que toi pour les enfants des autres. Mais pour d'autres raisons : éducation différente (je déteste le principe de l'enfant roi, centre du monde, objet de tous les sacrifices, source de tous les renoncements), bruits, agitations, caprices. Mon âge sans doute et la vie calme que je mène. Je crains que ça n'aille pas en s'améliorant.

2. Le lundi 2 juillet 2012, 11:57 par Anthom

Je plussoie sur Mirovinben quant à ses deux premières phrases...

Quant au rapport à l'enfant, cela m'est difficile d'en parler objectivement car j'ai vécu dans la proximité de mes propres filles, des quatre enfants de ma sœur, et, à présent de mes quatre petits-enfants... Voilà qui anime une maisonnée, d'autant que les écarts générationnels font qu'il y a toujours eu des "petits" entre nos murs. Mais, tout comme Mirovinben, je suis absolument contre "l'enfant-roi" et j'ai eu la chance que filles et gendres partagent les mêmes principes éducatifs. Quant au bruit, à l'agitation, au désordre, c'est la part inévitable.
Mais le parcours de ma fille aînée et de son homme qui ont eu leur premier enfant à la quatrième FIV alors que naissaient les bébés autour d'eux, les laissant à chaque fois plus désemparés, me permet de savoir ce qu'est la douleur de ne pas arriver à donner la vie.

3. Le lundi 2 juillet 2012, 11:59 par saperli

j'en suis heureuse pour toi.

4. Le mardi 24 juillet 2012, 19:42 par zelda

Oh mais youpi, youpette, trop chouette !

(Commentaire sponsorisé par mievrerie.com, mais je suis vraiment contente pour toi)

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