Courage et mérite

Dans ma grande impudeur bloguesque (et aussi IRL, inutile de se leurrer), j'ai tendance à dénombrer toutes les avanies que j'ai pu rencontrer ces dernières années. Je le fais, enfin j'espère, dans le but d'illustrer mon propos. Pas dans celui de dire "regardez comme je suis un pauv' caliméro, la vie est vraiment trop cruelle" !

Parfois vos commentaires passent, et parfois non. Je n'en parle pas. Je ravale ma fierté, ma douleur, ma colère.
Je sais bien que vos réactions partent d'un bon sentiment. Je sais, encore, faire la part des choses et sais être fâché sans que cela empiète sur l'amour que je peux vous porter (même à de parfaits inconnus). Mais il faut bien que je me rende à l'évidence, je régurgite parfois...

Aujourd'hui, on va causer de ces notions franchement gerbantes que sont le mérite et le courage.

Si le mérite existe réellement, il me faut alors croire que je mérite d'avoir pris tant de baffes dans la tronche tout au long de mon évolution, que j'ai mérité mes échecs (nombreux), mes réussites (rares), mes déconvenues (innombrables), mes espoirs (inassouvis), etc. Et ça, c'est franchement insupportable à avaler.

Il y a déjà suffisamment de choses que je ne comprends pas dans les relations aux autres pour être en mesure de croire au mérite. C'est franchement désespérant d'être décalé con à ce point. Je ne comprends pas que des gens normaux, pas désespérés aient envie de me rencontrer, de me voir, de faire des choses avec moi. Et puis, quand c'est moi qui suis demandeur, qu'il ne se passe plus rien alors ou tellement rarement.

De là à penser qu'il y a un zeste de pitié là-dessous, comment faire autrement ?

Non, je n'ai vraiment pas envie de mériter de la pitié !

Concernant le courage, je n'en vois vraiment pas chez moi. Il n'y a rien de courageux à s'accrocher (de plus en plus ténu) à un rocher par peur d'ajout de vide qui pourrait survenir si je me mettais à croire à mes espoirs. Parce que ce qui me tue, c'est de ne pas comprendre pourquoi on peut m'apprécier, mais ne jamais m'aimer.
Tout l'amour que j'ai en moi me ronge. Et parfois, je me dis que je me fais odieux volontairement inconsciemment parce qu'il me serait plus vivable d'être haï. Au moins, ça serait plus logique pour justifier cet isolement que je ne sais appréhender que comme un rejet.

Alors je ne baisse pas les bras parce que j'y crois encore un peu, sans y croire vraiment.

Commentaires

1. Le mardi 9 mars 2010, 18:58 par Flo

je crois qu'il ne faut pas chercher à comprendre pourquoi on t'apprécie ou on t'aime (ou on ne t'apprécierai pas d'ailleurs)
tu es ce que tu es, les autres sont ce qu'ils sont. je sais que c'est plus facile à dire qu'à faire, mais il ne faut pas cogiter trop sur ce point...
après je pense que le mérite n'a rien à voir dans tous les évènements qui te sont arrivés... du moins pas la majorité !
mais je crois que tout ce que je pourrais dire ne pourra pas arrêter le petit vélo que tu as dans la tête...

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