Après l'avoir accueillie et reçu en échange force roucoulades et ronrons énamourés, je me suis levé et ai exécuté mon petit tour matinal de l'appartement, mais j'y reviendrais plus loin.

Accompagné idéalement d'un thé du Hammam et de quelques parts de pain d'épices, j'ai entamé cette magnifique journée par la lecture de mes mels. J'ai ainsi pu découvrir que la SARL était enfin créée (d'auto-entrepreneur, nous passons en société) et que j'allais, selon toute vraisemblance, gagner un peu plus d'argent chaque mois. Ensuite, le site de la CAF m'a informé que mon APL avait augmenté sensiblement.

Puis, vers 11h, un remue-ménage s'est fait entendre dans la chambre du coloc. Celui-ci m'ayant informé, il y a une bonne quinzaine de jours qu'il partirait à la fin du mois, mais sans aucune autre précision, j'en ai déduit que le grand jour était enfin arrivé. Joie.

Vers midi et demi, j'ai découvert, sans surprise, que le coloc s'était éclipsé sans m'avoir dit "bonjour". Comme ses affaires étaient encore là, je me suis dit que je n'allais pas poireauter toute la journée dans l'attente de son départ définitif. J'ai donc été faire des courses de bouffe, de flotte, de litière et ai terminé par le pseudo agitateur pour y acheter le cadeau d'anniv de mon frangin. A mon retour, les va-et-vient avaient commencé.

J'ai rangé tous mes achats et me suis enfermé dans ma chambre avec une Moka intriguée/apeurée par tout ce tapage.
Une demi-heure plus tard, n'entendant plus rien, je suis sorti de mon antre et suis allé fermer la porte d'entrée de l'appartement... aspect résumant assez bien le bientôt plus là, loin, ailleurs...
La valse a repris une heure plus tard pour un deuxième voyage. Cette fois-ci, je me suis montré car il entamait la récupération de ses affaires dans les pièces communes (salon, cuisine). Ce n'est pas que je n'ai pas confiance, c'est surtout que j'ai l'expérience des déménagements qui n'en finissent plus parce que l'autre n'est pas attentif, et que revivre continuellement les mêmes aléas finit par être peu amusant.
C'était sans compter avec sa manifeste envie de foutre le camp fissa puisqu'il m'a rendu les clés et m'a souhaité une "bonne continuation" peu convaincante... en me laissant sur les bras le soin de vider le frigo et d'empaqueter ses derniers oublis (dont une partie de sa vaisselle, ses affaires de toilette et même quelques fringues). Je l'ai donc appelé, vers 19h, pour savoir ce qu'il comptait faire. Il m'a répondu qu'il passerait d'ici une demi-heure...

A 20h15, je l'ai rappelé et suis tombé sur son répondeur. Je l'ai informé que faire le pied de grue ne me convenait pas et qu'il pouvait me rappeler pour passer le lendemain.

Pour fêter tout de même dignement cette belle journée emplie de merveilleuses nouvelles, je me suis offert des sushis, dégustés avec un plaisir toujours aussi renouvelé.

Comble du raffinement, demain à mon lever, je n'aurai plus à faire le tour de l'appartement pour :

  • fermer le robinet d'eau chaude du lavabo qui goutte si on ne le serre pas un peu,
  • déplier le rideau de douche pour qu'il sèche convenablement,
  • éteindre la chaudière dont la veilleuse bouffe une part importante de gaz pour rien,
  • ouvrir les rideaux du salon parce qu'à partir de 9h, ben il fait jour donc inutile d'allumer la lumière pour y voir !

S'il n'y avait les connards d'en-dessous qui croient toujours que l'immeuble est insonorisé comme une discothèque, je ne serais vraiment pas loin de l'extase !