Je dois être passablement abîmé car je ne vois pas comment il est possible de créer un lien de cause à effet entre ce média et la convivialité et/ou l'abrutissement -supposé- des gens.

J'ai un poste de télé pour le confort de l'écran (pour ma part, nettement plus agréable que celui d'un ordinateur) que ce soit pour regarder des programmes diffusés via l'offre de mon fournisseur d'accès [1] ou visionner des DVD.

Regarder la télé n'est pas une obligation. Ça ne remplace rien dans ma vie. C'est une activité comme une autre, accessible et parfois divertissante. Il n'y a rien d'irrémédiable dans le fait de posséder un tel outil. Car c'est avant tout un outil.

Allumer la télé n'implique pas de débrancher le cerveau et de tout prendre pour argent comptant. Je dirai même que c'est une plutôt bonne école pour apprendre à se forger une opinion.

Face aux flots d'informations, il n'y a, me semble-t-il, que deux attitudes possibles. Soit on gobe et on croit tout (et très souvent son contraire) [2], soit on apprend la nécessité de diversifier les sources d'information et de les confronter les unes aux autres. Tout comme on fait jouer la concurrence quand on se renseigne sur l'achat d'un bien.

Bref, j'estime ce débat tout aussi puéril et fin de race que celui des dangers d'internet ou des jeux vidéo. Mais bon, faut croire que ça occupe.

Notes

[1] Je dispose de 150 chaînes. Je ne dois en utiliser réellement qu'une petite dizaine (et encore)

[2] ce qui amène à plus ou moins brève échéance à glisser vers l'autre solution