Réinventer la vie de couple

Voici deux ans que je vis seul.
Contrairement à ce que j'aurai pu penser, ça ne me pèse pas tant que ça. Je suis même plutôt ravi d'avoir pu reconquérir mon territoire, mon espace vital de développement.

Cependant, je m'interroge sur mon devenir. Je n'ai pas, à franchement parler, une envie irrésistible de rester seul indéfiniment. Pour autant, devoir recommencer à segmenter ce territoire avec une autre[1] ne me tente que très moyennement.

Bref, je me demande si une vie de couple est viable quand chacun a son propre territoire, et comment tout cela peut s'articuler dans l'harmonie.

Des idées ?

Notes

[1] le problème ne se pose pas en ces termes avec un(e) colocataire, la vie à deux n'a rien à voir dans ce cas

Commentaires

1. Le jeudi 25 juin 2009, 23:05 par samantdi

J'ai du mal à te répondre, je ne vis pas avec mon amant mais avec un ami (bientôt deux).
Avoir un amant qui vit à Paris me plaît parce que quand on se voit c'est chabadabada le coeur qui bat, on s'entend bien, on a beaucoup de complicité - pas seulement sexuelle- mais on sait aussi qu'on ne partagera que certains moments. Avec lui je suis dans la fantaisie, je me sens légère et sa présence introduit le désir partagé dans ma vie. On a aussi des moments plus sérieux, on échange aussi sur des aspects plus difficiles, mais on sait que l'autre ne pourra rien faire au quotidien, donc c'est plutôt un éclairage extérieur que l'on se donne.

Mais si je n'avais pas ma vie avec Coloc, je ne sais pas si je vivrai aussi bien d'être séparée de mon amant.
La vie avec Coloc me paraît un gage de stabilité et un facteur de paix intérieure : on est très solidaires et on aime bien partager toutes les choses du quotidien comme les courses, les repas, la nourriture, mais aussi certaines vacances, papoter avec nos amis, refaire le monde, commenter les actualités, rigoler. C'est un lien paisible, amical.

Pour le moment ma vie est comme ça, je prends les choses comme elles viennent. Mais chaque personne a des besoins et désirs différents et mon mode de vie paraît étrange à pas mal de gens (ce dont je me moque).

Le plus important est d'inventer ce qui nous va le mieux, je te souhaite plein de belles trouvailles sur ton chemin :-)

2. Le vendredi 26 juin 2009, 00:27 par Lomalarch

Certainement mal placé pour en parler, mais je n’envisage pas bien du tout la vie dans un espace qui me serait personnel : je ne me trouve pas de très bonne compagnie pour moi-même et j’ai un rapport à l’espace qui résiste à être « personnel ». Bref un beau commentaire pour affirmer mon incompétence crasse sur ce champ d’interrogation (pour la métaphysique du stress du papillon, en revanche, je ne crains pas grand monde).

3. Le vendredi 26 juin 2009, 09:40 par dieudeschats

J'en connais qui vivent "chacun chez soi" et en sont très satisfaits. Ce n'est pas si rare que cela je pense ?

4. Le vendredi 26 juin 2009, 10:34 par Ardalia

Il vaut peut-être mieux rencontrer quelqu'un avant de planifier ce genre de choses, je crois. L'amour n'est-il pas de la dynamite pour les plans établis ?

5. Le vendredi 26 juin 2009, 10:44 par brol

@ Ardalia : s'agit pas de graver dans le marbre mais de réfléchir.

6. Le vendredi 26 juin 2009, 23:05 par saperli

d'accord avec Ardalia, en plus je crois que certaines personnes ont le don pour envahir le territoire de l'autre, que ce soit amant ou coloc : tu es tombée sur la bonne coloc,

7. Le vendredi 26 juin 2009, 23:27 par brol

Ma coloc a, sans nul doute, été une perle. Mais, encore une fois, le sujet ne porte pas sur la vie commune avec un(e) coloc (car ce n'est pas une vie de couple) mais sur la vie de couple et le partage des territoires.

8. Le mardi 30 juin 2009, 14:31 par brol

Je crois aussi que je ne veux, en aucun cas, répéter les erreurs du passé (emménager ensemble en moins d'une semaine ; sentiment d'être envahi, submergé ; perte brutale de mon lieu de repos, de ressource ; obligation de tout partager). Je n'aime vraiment pas les contraintes...

A mesure de la découverte de l'autre, j'ai envie d'une progression harmonieuse dans l'espace et dans le temps.

Avec ça, je crois en l'utilité d'avoir un lieu rien qu'à soi. Ça ne veut pas dire que je n'aimerai pas le partager avec l'autre, mais juste qu'à l'heure actuelle je trouve bien plus sain de prendre mon temps et de déguster toutes les phases, l'une après l'autre.

9. Le jeudi 16 juillet 2009, 16:42 par Mogore

Même dans un espace partagé par le couple, chacun doit avoir un territoire. On parle de la fameuse cabane à outils dans le jardin pour l'homme et de la salle de bains pour la femme. Enfin, chacun sa pièce, c'est un truc qui marche bien chez nous.

Chacun une pièce qu'il peut encombrer, décorer comme il l'entend.
Chacun son placard à vêtements.

10. Le vendredi 17 juillet 2009, 05:33 par mirovinben

Je plussoie totalement le commentaire de Mogore. Et faire en sorte aussi de n'être pas totalement à la merci de l'autre pour tout ce qui est de la vie quotidienne : repas, ménage, courses... Nous y arrivons très bien, la situation de célibat la semaine pour moi pendant ces trois dernières années l'a prouvé et continue à porter ses fruits.

Je ne crois pas trop à la fusion et en aurais plutôt peur.

11. Le vendredi 17 juillet 2009, 13:06 par brol

C'est aussi mon avis ("brrrr" pour fusion, "youpi" pour chacun son nid). Mais pour cela, encore faut-il tomber sur quelqu'un respectant ce pacte...

Ajouter un commentaire

Les commentaires peuvent être formatés en utilisant une syntaxe wiki simplifiée.

:-) ;-) :-/ :-| :-o :-D z-z g-) LOL 8-) :-p :-( :-C ;-( d-) 8-O rl-) y-) r-) i-) x-) -?) v-)