Depuis août de l'an dernier que je ne l'avais pas vue ainsi. Et je ne m'en plaignais pas, loin s'en faut !
A chaque fois qu'elle se retrouve dans cet état, visiblement débilitant, je l'enferme la nuit dans son cabinet. Ca peut paraître cruel mais j'ai besoin de dormir et comme elle ne peut, alors, s'empêcher de me mâchouiller les cheveux et de roucouler à mon oreille, ça m'énerve...
Oh, il est bien ce cabinet, tout le confort moderne ! Vous pouvez me faire confiance ! Elle a un lit, de l'eau à disposition et surtout, surtout, il est totalement insonorisé !

Alors que j'écris ce billet, elle remue son popotin tout contre moi et roucoule compulsivement avec, de temps à autre, un miaulement rauque.

Bref, Moka est en chaleur et elle en a encore pour au moins trois jours si je me fie aux épisodes précédents. Elle sera alors à la limite de l'aphonie.

Finalement, la vie de chatte n'est pas de tout repos...


Sabliers givrés, grain cinq - hiver 2009.