La terre ne coule pas de source
dimanche 17 août 2008, 16:34 - éveiller les sens
Lorsque l'on se trouve confronté quotidiennement au béton, j'imagine qu'il n'y a pas trente-six alternatives. Soit on ne le remarque même pas, soit on se dit que c'est normal, soit on se surprend à être à l'affut du moindre petit brin de verdure se jouant de son omniprésence.
Je suis issu d'une famille de citadins. Né à Paris, y ayant vécu les 26 premières années de ma vie palpitante, mes contacts avec la terre se faisaient lorsque ma mère rempotait une plante, m'emmenait au Jardin des Plantes ou nous envoyait en vacances chez ses parents à la campagne. C'était alors le temps de la redécouverte des sensations, des senteurs, des goûts inhabituels, le temps des ressourcements.
Aujourd'hui, des amis m'apportent parfois quelques légumes provenant de chez leurs parents. Outre que cela allège fort à propos mes finances, agrémente agréablement mes repas, ce sont à chaque fois de petits avant-goût d'un paradis perdu.

Commentaires
oui, même si parfois les légumes se montrent récalcitrants : je vais, dans un jour ou deux cueillir mes premières tomates ! Je rouspète beaucoup en regardant les pieds qui s'obstinent à rester rabougris ou à produire des tomates vertes... Je serai cependant très heureuse de manger au moins une salade de tomates du jardin.
Et moi je cueille ma ciboulette sur le balcon :)
j'ai quasiment toujours vécu à la campagne, avec un père qui produit plus de la moitié des légumes consommés dans la famille, il m'a fallu venir à toulouse, habiter dans le centre, pour comprendre la chance que j'avais, et de ce que je perdais.
Du coup, un besoin vital d'avoir des pieds de tomates sur la terrasse... on est bête parfois...
(ce qui me manque le plus ce sont les patates, les vraies patates nouvelles, juste cuite à la vapeur avec la peau)
Rho oui, les toutes jeunes patates, ma soeur et moi on se battait pour avoir les plus petites
Avec une pointe de sel ?