Oh ! Je l'ai parfaitement reconnu.

Comment oublier le visage de celui qui a fait ce que je ne suis plus aujourd'hui ?

J'achète rarement de quotidien, mais là, en me promenant cette après-midi, je suis tombé sur sa photo en première page. J'ai bien du rester 5 minutes à regarder sa tronche d'épanoui content de lui. J'ai lu l'article le célébrant. Et j'ai pleuré de rage.

Comment oublier ce qui se rappelle à soi à tous les instants ?

Je m'étais déjà demandé ce que je ferai si nos routes se croisaient à nouveau. Aujourd'hui le mystère n'est plus. J'irai chez lui. Armé de mon arbalète. Traire un coup dans ses couilles. Effacer ce sourire satisfait. Qu'enfin il sache ce que ça fait d'avoir fait l'objet d'une mauvaise médication. Ce qu'être stérile peut faire à un homme qui a toujours désiré être père. Ce que peut provoquer la vue des enfants des autres. Ce regret constant, prédominant tout.

Salopard, un autre m'a devancé. J'espère que tu as souffert et qu'il a pris son temps.

Champagne !


Dixième participation au Sablier - printemps 2008. Amorce de Tassili.