La dernière Croisade
dimanche 30 mars 2008, 20:29 - le blogueur est joueur
L'humanité se divise en deux camps bien distincts que tout oppose irrémédiablement.
La ligne de fracture passe très précisément au milieu de la table de ma salle à manger...
Sous la table pour tout dire.
Il y a ceux qui croisent les jambes sous leur chaise et se gardent bien de rester dans l'espace délimité par leur place au-dessus du plateau (chaise comprise) et il y a les autres qui vont estimer que tout l'espace se trouvant sous le plateau leur appartient.
Selon la hauteur de la chaise et le rebord descendant de la table, il est parfois possible de croiser les jambes et ainsi voir un bout de pied se balancer et rencontrer la jambe d'un autre convive. Heureusement, ce n'est pas le cas de ma table. Celui qui s'essaierait à cet exercice se retrouverait dans une situation peu agréable puisque supportant le poids de la dite table.
Qui s'est retrouvé en plein partage gustatif à devoir gérer le sans-gêne d'autrui me comprendra... Le sans-gêne, lui, ne comprendra pas, mais c'est son problème. Et cela n'a guère d'importance puisqu'il ne se retrouvera jamais plus convié à ma table...
Septième participation au Sablier - printemps 2008. Amorce de Monolecte.

Commentaires
Eh bien, nous voilà prévenus !
Vi. Et si le sans-gêne insiste, je peux, moi aussi, lui bleuir les mollets à coup de tatane.
Je vais donc tâcher de m'en souvenir lors du prochain Toulouse-Carnet...
Pourquoi ? Tu es du genre à ne pas respecter les autres tant que ça ne se voit pas ?
J'aime beaucoup ton billet ! Faire respecter son territoire ou tenter de le préserver dans les situations de côtoiement, ce n'est pas rien. Et que dire sur la haute conquête d'un accoudoir dans les transports en commun ?
Non, je ne crois pas être sans-gêne, parce que lorsque je sens que je gêne, je suis horriblement gênée. Par contre, je sais qu'il m'est déjà arrivé de gêner les autres tant que je ne le voyais pas... et de m'en mordre les doigts après !
Ca a bon goût les doigts ?
moque-toi !
Ben tu sais, autant j'ai longtemps sucé mon pouce, autant le mordre... non, je n'en ai pas souvenir