Appris ce soir qu'un ancien ami avait croisé la route d'un car de messieurs vêtus de bleu. Il était pourtant dans son bon droit, passant au vert. Sa signalétique était allumée à l'avant comme à l'arrière. Il ne roulait pas vite (comment d'ailleurs fait-on pour rouler vite à vélo ?). Le car est venu du côté, les gyrophares allumés, la sirène mise au dernier moment selon sa mère (forcément de parti pris).

Jamais compris cet empressement que pouvaient avoir les véhicules de ceux censés assurer la sécurité (si j'en crois les propos du monsieur qui est le Président de tous les Français) de griller les feux rouges et autres stop.
Tous les jours, en bas de chez moi, c'est pourtant le cas.

Un truc plus important qu'une vie sans doute.

Je m'arrête quelques jours. J'ai comme une envie de gerber, là.

Edit 3h : j'ai eu l'info après avoir lu le dernier billet d'un blogueur qui m'a fait rire aux éclats. Le téléphone à sonné. Une voix que je n'ai pas reconnue. Une voix du passé avant de venir ici. Une voix pour m'annoncer cette épouvantable nouvelle. Et j'en suis resté sans voix, le rire coincé au fond de la gorge, incapable de déglutir. Je n'en ai pas demandé de trop parce que, parfois, en savoir plus qu'on ne le voudrait empoisonne l'existence.
Je me sens lâche. Et écœuré.

A plus tard.