Et c'est bien mon problème... Quand l'état de fureur vient annihiler toute possibilité exutoire. Comme si une déconnexion se faisait dans le cerveau et fasse que plus rien ne peut être exprimé autrement que par un acte de rancœur.

Là, j'ai envie de tout casser. De prendre un marteau et de taper comme un dingue sur un mur, le plancher, n'importe quoi. Faut que ça sorte ! Je suis tellement furieux que même écrire ces quelques phrases me rend follement tremblant ! Mais il existe, pour certain, d'autres moyens plus percutants !

Que je vous raconte... Cet aprem, je suis allé installer l'ordi d'un ami, une saloperie sous windows, tout s'est plus ou moins bien passé, juste une petite contrariété avec la suite bureautique OpenOffice qui n'a pas installé les dictionnaires français (par acquis de conscience, j'ai refait l'installation par deux fois avec un package neuf à chaque fois), et l'installation avec Dicooo a refusé de fonctionner sans que je comprenne pourquoi. Ce n'est ni un soucis d'antivirus bloquant, ni de parefeu (désactivés, ça ne passe pas malgré tout). Vraiment, je ne sais pas. Et l'installation manuelle a été également un échec, mais bon, le reste tourne correctement et même si ça a été longuet (arrivé trempé à 15h, reparti à 21h), je suis globalement satisfait. J'ai bien oublié ma casquette chez mon ami, et je me suis pris le retour de la saucée du départ, mais non dans l'ensemble ça allait, même Gépéhess la fermait.
Vue l'heure, je suis passé m'acheter une pizza (un peu la flemme de me faire un truc à manger) que je pensais manger devant le match de rugby en buvant une petite bière honnêtement gagnée. Bref, je me faisais une joie de ce moment de requinquage post dépannage. Donc, j'ai commandé, payé et emporté ma pizza, rentré et attaché le VTT, dit un "miaou" au chat des voisins qui squatte l'escalier (la famille Grouin n'est guère attentive à la pauvre bête fugueuse) et déambulait d'une manière peu assurée, mais bast ! j'étais pressé, j'avais faim ! Je mets ma clé dans la serrure, m'aperçois avec étonnement et inquiétude que la clé ne peut tourner pour ouvrir ! Bon, je suis un peu distrait mais je suis certain d'avoir fermé à clé avant de partir et le seul autre jeu de clés qui existe se trouve dans l'appartement. J'ouvre donc la porte...

Fais le tour de l'appartement, rien.
Les fenêtres sont bien fermées. Tout est à sa place, rien ne semble manquer.

Je pose ma pizza qui est maintenant juste tiède et vais me chercher une bière à la cuisine, j'ouvre le frigo et... ben des 6 bières qui étaient là à mon départ, il n'en reste aucune !

Du coup j'ai filé dans ma chambre à la recherche du soudard. Je le découvre (au son mélodieux de ses rots tonitruants) planqué sous la couette !

Nérichon, c'est la dernière fois que tu me siffles ma bière et pour ta peine, demain tu iras faire un tour dans le lave-linge, tu refoules du goulot que c'en est une horreur !


Sixième participation au Sablier - automne 2007.