Je ne sais ce qui est pour vous, mais moi, quand j'ai un creux, je prends souvent des décisions. Comme s'il y avait un rapport de causalité entre ce vide et un certain raz le bol qui m'inciterait à ne plus devoir y être confronté à l'avenir...

Mon creux : je connais la solitude. Avant d'être en couple j'ai vécu seul, seul à en crever, seul dans le silence du cœur, les petites voix intérieures, le chahut extérieur. Je connais la solitude. A priori, quand on a été seul pendant plus de dix ans, j'imagine qu'on sait ce que c'est, qu'on peut estimer que laisser autrui nous faire la leçon est déplacé au mieux, indécent au pire !
Autant cette période de solitude m'a fait progresser personnellement (en dix ans, on a le temps de s'améliorer pour peu qu'on le veuille bien évidemment), ma construction personnelle (valeurs, éducation) date de ce temps, autant ça a été particulièrement épouvantable à vivre au quotidien, et au bout du compte une certaine perte de temps puisque le résultat aujourd'hui est, somme toute, un minable retour à la case solitude.

Bref, je crains n'être pas en mesure de recommencer un tel parcours tout simplement parce que je n'en ai plus les ressources.

Ma décision : si ça s'éternise de trop, il est fort probable que j'aille nager dans le canal, là, en bas, en compagnie des rats.

(Inutile de flipper, avant de passer à l'acte (et si je passe à l'acte), j'ai quelques trucs à régler avant, notamment prévoir une solution de repli pour ce blog et pour LED. Que mes décisions personnelles n'aient pas à impacter sur des devenirs collectifs. Bref, aucune urgence...)