Une horloge dans le silence, son tic-tac assourdissant qui se répète et répète à l'infini, égrène les instants comme pour dire "moi j'avance, et toi tu stagnes à m'écouter, à t'emplir les oreilles de tout ce vide qui t'habite".

Les gens qui rentrent chez eux, les voix qui passent le plancher ou les murs, des gens qui se parlent, des gens qui ont à qui parler.

Un coup de fil pour avoir de mes nouvelles, sauf qu'il n'y a pas de nouvelle, rien à raconter, ou juste une façade à tenter de consolider pour ne pas s'écrouler au téléphone, sauvegarder une pudeur mal placée parce que s'épancher c'est parfois bien et parfois incommensurablement pénible et nocif.

Le clic-clac du bruit des touches du clavier, seul lien ténu que j'hésite à rompre.

Et pour finir, le souffle qui saccade, et les larmes qui embuent tout