L'absence est-elle soluble dans l'oubli ?
vendredi 13 juillet 2007, 02:20 - pouet
A ceux qui me manquent, à tous les temps.
Les pulsations rythment le lent processus.
L'érosion fait son travail de sape : les souvenirs s'effritent, les voix s'altèrent, les visages se floutent.
Ton toucher me manque.
Restent mes croyances.
D'imagier, vêtir les instants improbables d'un sourire dans l'oeil.
Se laisser porter au son de la musique qui trotte, embellit l'insouciance.
D'imaginer, discourir à bâton rompu ou dans le silence se regarder.
Se laisser remplir des odeurs qui transportent, remémorent les temps d'espérance.
Je n'aime pas perdre.

Commentaires
Non, je ne pense pas que l'absence soit soluble dans l'oubli. On oublie pas quelqu'un qui nous manque. C'est comme une sensation fantôme au bout des doigts.
Je n'oublie pas non plus quelqu'un qui me manquera, c'est peut-être ça le plus emmerdant : par anticipation je me pollue seul.
Je sais que c'est difficile, mais faut pas. Faut profiter des moments qu'on passe avec ceux qu'on aime comme si demain ça allait être pareil. Même si le lendemain ou quelques heures plus tard il y a le départ. Ensuite il y a l'absence, et l'impression que si on ferme les yeux on pourrait presque encore sentir la personne qui nous manque entre nos bras. Ca me fait toujours penser aux amputés qui ont des démangeaisons dans le membre qu'ils n'ont plus.
Merde, les gens qui s'en vont loin de moi partent physiquement avec mon coeur ?
Non, je voulais pas dire ça dans ce sens-là. Je voulais dire que les gens qu'on aime on s'en souvient de toute façon. Même de façon tactile. C'est une sensation physique de manque/présence. C'est une image, sinon faudrait remettre les morceaux ensemble pour que ton petit coeur fonctionne à nouveau. Autant dire que ce serait mission impossible :( Tu as vu le film coeur de Dragon ?
Ca me dit quelque chose, mais comme j'oublie vite
Comme Dawn, je dirais que non l'absence n'est pas soluble dans l'oubli. On n'oublie pas ceux dont on ressent le poids de l'absence. Ils peuvent se transformer un peu mais ils sont là, en nous. Ils vivent en nous, et ça rien ne l'efface. Enfin, je me dis.
(le sentiment de perte, bouh quelle horreur)
Pour moi, et en fonction de mon vécu...
Dans le cas d'un décès, l'oubli serait une deuxième mort... C'est sans doute ma façon de croire à la vie "éternelle".
Il faut apprendre à vivre sans l'être absent, reconstruire quelque chose de différent, ne pas vouloir comparer, se souvenir de lui/elle avec joie mais sans nostalgie... et faire confiance à l'avenir. Ne pas vouloir refaire/revivre pareil qu'avant, ne pas provoquer les rencontres en fonction du passé mais laisser du temps au temps...
Mais surtout, se souvenir et considérer cette période comme un élément indispensable du grand puzzle.
Plus facile à dire qu'à faire ? Voui, sauf que je crois avoir réussi à faire cela... mais pas seul... Et avec quelques regrets qui se sont atténués avec le temps.
Curieux comme mes poids se sont allégés depuis mon grand flip. Enfin pas exactement allégés, mais prenant moins de place serait plus juste.
Et en lisant vos commentaires, je me dis que ce que je raconte, les questions que je pose, les textes que j'écris vous font rebondir d'une manière tout à fait agréable.
J'ai écrit ce petit texte dans le but de me soulager et que la musique écoutée alors s'y prêtait plutôt bien, je n'attendais pas de commentaire dessus (au même titre que tous les textes de cette rubrique) même si on peut penser que le titre appelait une réaction.
Comme je l'écrivais il y a quelques jours, celui que je deviens m'intéresse de plus en plus. Je crois que j'apporte des choses importantes aux autres. Peut-être que je me plante complètement, mais peu importe : j'ai passé une délicieuse journée et je flotte sur mon petit nuage personnel.
l'absence évanescente, non malheureusement pas
Bienvenue Lolilola
Euh ? C'est quoi "l'absence évanescente" ?
je m'étais perdu ce "bienvenue"!
Sur le moment j'ai eu peur d'avoir encore créééée un de ces mots qui pour moi expriment mieux que d'autres ce que je veux.... mais non ça existe pour moi ce serait une absence qui aurait tendance à s'estomper.
ça n'existe pas, à moins d'un cerveau sélectif.
L'absence devenant du rien petit à petit ? C'est ça ? Ou devenant autre chose que du rien (mais quoi alors ?) ?
Perso, j'ai un mal fou à oublier
perso je n'oublie rien
Donc, pas de bouton on/off pour, de temps à autres, ne pas se poser de questions ou rester buté contre un truc que l'on jugerait impossible à concéder...
Sûr que le premier qui conçoit un tel système a son avenir assuré !
suis à l'étude du système pour utilisation perso avant diffusion planétaire!
Ok, tu me feras un prix ?
Je viens de me separer d'avec mon conjoint, qui vivait avec moi, depuis presque 2 ans, en tout cas, il etait la pour m'aider, parfois, mais nous avions des disputes, ou il m'insultait, et moi je ne l'invitais pas assez souvent a partager mes moments avec mon enfant. Il se sentait delaisse je pense, mais ne faisait guere de mouvements en avant pour se joindre a nous, enfin rarement...Il laisse une place vide, une douleur incommensurable, depuis son depart, soit 9 jours, il a laisse quelques affaires, et ses cadeaux, bien sur, .... c'est un vrai deuil que de me detacher de lui, j'essaie de survivre.... pas facile....
Bienvenue betty2008
quoiqu'en dise ou pense l'autre...
Survivre à l'autre...
Je crois que c'est une erreur fondamentale que de vouloir construire en fonction de l'autre. Il faut, je pense, construire d'abord pour soi (toi) avec ceux qui sont inaliénables (enfant, amis, parents), et seulement ensuite voir si l'autre s'intègre à cette cellule.
Si il y a bien une chose que ce divorce, qui n'en finit pas de se concrétiser (pas de nouvelles des avocats depuis mi-novembre), m'a fait comprendre c'est que l'union pérenne ne peut exister que lorsqu'il y a égalité de traitement (confiance, partage, courtoisie, honnêteté, revendication, etc.).
Passer outre, se faire passer après engendre inévitablement un malaise, un déséquilibre qui risque de s'ancrer dans le quotidien et devient la règle commune. L'autre acquiert alors une telle importance, occupe une telle place qu'on en devient tout minable.
Quand il y a une hiérarchie entre deux êtres dans un couple, je crois que c'est vraiment mal parti.
J'ai longtemps cru que la rencontre avec la bonne personne pourrait m'aider à avancer, à dépasser mes propres écueils, mes propres craintes. C'est une connerie complète. Si je dois vivre, c'est avant tout pour moi. Si je dois rencontrer quelqu'une c'est avant tout pour avancer ensemble, être équilibrés ensemble. Pas pour me servir de l'autre pour me donner un coup de fouet ! Pas pour être la béquille de l'autre !
Au final, n'est-ce pas tout bêtement un problème d'amour de soi, de respect de soi ? D'accepter qu'on n'est pas forcément tel qu'on voudrait être mais que, mine de rien, on est quand même pas mal du tout
Courage !
Bonjour à tous,
J'aimerai qu'on m'explique en quoi consiste le respect de soi !
Je vis actuellement depuis 2 ans une belle histoire d'amour avec une personne qui se trouve à 2 000 km de moi. Nous communiquons par messagerie électronique et tous les 6 mois nous nous voyons 4 à 5 jours. Je ne rentrerai pas dans les détails, mais depuis un an, nos conversations se sont espacées, voir changées.
Je ressens moins son désir à me voir, à partager des étreintes... Je lui ai fait part de mon sentiment et il ne comprenait pas pourquoi. Le problème est que son absence augmente mon désir et je ne reçois pas son reflet. Je pense que si je receverai son reflet, je pourrai savourer son absence, d'ailleurs avant c'est ce qui se passait. Car l'absence fait partie de l'amour. Il faut pouvoir profiter de tout ce que quelqu'un nous offre. Mais maintenant, j'ai l'impression que seule moi désir être ensemble.
Que penseriez-vous si pratiquement tous les jours vous étiez avec lui sur messagerie et que tout d'un coup, vous le voyez très rarement ? Et que les messages que vous lui laissés sur sa messagerie, il n'en parle pas quand il vous voit ou ne vous répond pas par retour de messagerie ?
Je suis sûr que vous pensez la même chose que moi !
Excusez moi, je ne sais pas si j'ai apporté quelque chose au débat ou si j'ai tout simplement vidé mon sac. Dans mon cas, je pense que le temps pourrait seul arranger les choses. L'absence est-elle soluble dans l'oubli ?
Je ne pense pas qu'on puisse oublier... Chacun de nous a quelque chose à transmettre à l'autre. Nous avons tous quelque chose d'unique. Vous pouvez apporter quelque chose à quelqu'un mais vous ne pourrez pas tout lui apporter !
Bonne journée et bonne continuation à tous
Bienvenue Lliane.
Je ne vois pas trop l'importance de "penser la même chose que toi", sauf si ton besoin d'être rassurée prime sur ce d'autres peuvent éprouver à l'aune de leurs expériences. En tous cas, moi je ne peux le faire seulement pour cette bien restrictive justification.
Je ne crois plus aux "belles" histoires basées uniquement sur l'échange non physique (je ne parle pas de sexe mais de rester dans l'épistolaire ou que celui-ci prenne quasi toute la place). Il est tellement facile de ne laisser transparaître que ce qu'on veut bien prendre le temps de dire... L'épistolaire c'est quand même l'inverse de la spontanéité !
Il a besoin de voir, de sentir, de ressentir, de contacts plus ou moins proches.
L'humain est ainsi fait qu'il a besoin de toucher sans pour autant tomber dans le grivois
Mes rares rencontres sentimentales qui ont pu débuter via messageries ont toutes tourné en eau de boudin dès qu'il s'est agit de se confronter à l'autre. Alors ce n'est que mon expérience, et en aucun cas LA vérité.
Quant à savoir si tu as apporté, ou non, quelque chose au débat, peu importe. Ce n'est pas une obligation
L'égoïsme, parfois, c'est bon et faut pas s'en priver !