Depuis quelques semaines, j'ai une sale douleur dans la poitrine qui diffuse sur l'épaule gauche, l'omoplate, le cou, le bras, jusque parfois dans les doigts. Je tousse sèchement.

Bref, j'ai un cancer du poumon selon toutes probabilités.

Evidemment, dans l'état de stress dans lequel je baigne depuis toutes ces années et qui s'est quelque peu appesanti à partir de janvier 2007, on pourrait penser à un vulgaire accès de stress. Après tout, mettre à la poubelle 11 ans de couple et se retrouver encore au chômage n'ont pas de quoi booster énormément ma joie de vivre en général.

Evidemment, le fait de dormir par terre depuis novembre sur un futon épais de 9cm (quand je n'y suis pas dessus) n'aide très certainement pas au repos du corps.

Evidemment, me remettre en cause tous les quatre matins parce qu'à 40 ans bientôt j'ai trouvé éminemment utile de faire le bilan de ma vie est bien un peu démoralisant.

Mais je tiens bon, là, je suis sûr que c'est un cancer !
Si j'obtiens confirmation (je file illico chez le toubib pour obtenir le droit de passer une radio pulmonaire, ouh ! que ça va être épouvantablement difficile d'y aller seul !), il y a de grandes chances pour que des changements radicaux surviennent.

Bref, je n'envie ni ma place, ni la vôtre...


De retour de chez le toubib, en passant par la case ANPE ce qui a allongé un peu le parcours, me revoici donc avec un pouls normal, une tension normale, un souffle normal, une radio pulmonaire normale (oui, j'ai insisté pour en passer une, tant qu'à faire, autant aller jusqu'au bout de mon angoisse). Par contre, le toubib n'avait pas vu quelqu'un d'aussi tendu en consultation depuis bien longtemps... Tout ce qu'il m'a prescrit c'est de prendre des vacances !

Les commentaires sont ouverts, vous allez (ou pas ©) pouvoir me donner toutes les baffes que je mérite puisque j'ai attendu deux bons mois avant de trouver le courage de consulter et d'affronter l'horrible réalité : je suis en parfaite santé physique, et tout est dans la tête...

Je suis presque déçu : je croyais me foutre complètement de vivre, mais en fait j'y suis terriblement attaché.


Edit décembre 2008 : la douleur évoquée ici, et qui reflue parfois avec une vigueur extraordinaire, semble provenir du tas de merdes laissé par mon ex[1] et qui me portent sur la santé. J'ai déjà évacué quelques trucs mais, pfffiou, c'est fou tout ce qui reste encore à poubelliser !

Notes

[1] qui ne voulait pas s'encombrer