Niques
dimanche 8 juillet 2007, 20:36 - exit
"S'affirmer contre", quelle bizarre attitude !
Je comprends qu'on puisse "se positionner contre", mais s'affirmer ?!
S'ériger des principes régulant une existence en étant "contre" parce que, dans le désordre et sans jugement de valeur, ça serait une perte de temps, ferait beauf, ferait croire que...
Encore une fois, n'est-ce pas s'attacher à une apparence afin d'être catalogué sans erreur possible dans quelque chose qui aurait toutes les vertus de l'excellence ?
Autant je peux comprendre qu'on soit en recherche d'un soi qui nous correspondrait le plus possible, autant ce genre d'attitude est pour moi synonyme de fermeture d'esprit, de rejet d'autrui, voire de condamnation de toute autre forme de principe de vie.
Bref, ça me troue et me désole.
Si d'aventure vous me surpreniez à me comporter ainsi, mettez-moi une baffe s'il vous plaît.

Commentaires
j'ai pas tout compris...
moi non plus. A part que tu étais obsédé par les baffes, ces derniers temps
Et moi encore moins. À part que tu me fais l'impression de chercher à t'affirmer contre une foule de choses et de gens... à moins que là aussi je n'aie rien compris.
M'enfin c'est pourtant vachtement clair... sauf si vous essayez de trouver une corrélation entre le pique-nique et ce que j'ai écrit dans ce billet... Parce qu'il n'y en a aucune
Bon, je reprends.
Se positionner contre, c'est un type de comportement que je trouve normal, genre : être contre la guerre, contre la pollution, contre le wifi parce que selon certaines études (à moins de 50cm) ça assèche les muqueuses, contre les bagnoles de flics qui grillent les feux rouge à n'importe qu'elle heure en mettant à fond la sirène. Ce sont des positionnements qui, me semble-t-il, seraient orientés pour un bien-être général.
S'affirmer contre est une sorte de positionnement qui serait une façon de se démarquer d'autres gens. Ca ne sert que l'ego.
@ Flo : bel exemple de diplomatie
@ Kmille : je suis obsédé par bien des choses et des gens.
@ calystegia : je ne cherche pas à m'affirmer contre. Je sais qui je suis, je sais ce que je suis. J'aimerai autant pas devenir étroit d'esprit simplement en me basant sur des critères restrictifs et convenus pour paraître acceptable (même et surtout dans l'intimité avec moi-même, lorsque je me regarde dans une glace et que je me dis "tu").
Un adolescent, pour se construire, peut avoir besoin de s'affirmer contre, peut-être.
Et puis je ne vois pas tant de différence entre "s'affirmer contre" et "se positionner contre", si ce n'est la nuance de construction, qui ne me semble pas négative.
Exemple : on ne s'est jamais préoccupé d'un sujet X. Puis un jour, il apparaît dans une conversation. Là, le locuteur, que nous nommerons "Plouf" pour faciliter l'expérience, se rend compte que ce sujet X met en lumière d'ignobles injustices. En se positionnant dans ce sujet problématique, Plouf fait progresser sa conscience du monde : il se construit. Auquel cas on peut dire qu'il s'affirme, par le fait de se positionner contre ces injustices.
(ouf je n'étais pas la seule)
en gros c'est le fait d'affirmer des convictions de façon immuables qui te gène c'est ca ?
Nan, en référence à d'autres gens. J'aime pas le snobinardisme étriqué et puant. C'est plus clair, là ?
oui, ca j'avais compris que c'était "en référence à d'autres gens". présenté de cette façon qui aimerait ca, je te le demande ;)
Ben, ceux qui le pratiquent tiens...
Note, que peut-être, ceux qui le pratiquent ne s'en rendent pas compte ? J'en sais rien... Mais ça m'énerve, une certitude pour le coup.