5 secondes d'éternité
lundi 18 juin 2007, 19:19 - éveiller les sens
Aujourd'hui, en sortant du travail, j'ai vu qu'un oiseau était entré dans le hall vitré du collège où je travaille et se cognait à chaque baie vitrée dans l'espoir de sortir.
Je me suis approché de lui, je l'ai pris dans mes mains, j'ai couvert sa tête, j'ai senti son petit coeur battre à rompre, je suis sorti et j'ai ouvert les mains.
Une demi seconde d'hésitation avant qu'il ne s'envole au loin, puis il a fait demi-tour et m'a survolé avant de repartir. 
A Po.

Commentaires
Ah, cela fait battre mon petit coeur aussi.
(oui oui, j'en ai un malgré les apparences)
Quelles apparences ?
Ah, c'est tellement poignant, de voir un oiseau prisonnier de la lumière que lui renvoient les baies vitrées, et pas toujours facile de l'attraper avant qu'il ne s'assomme... Merci pour lui et pour ce beau texte que vous nous donnez.
Oui, c'est émouvant... (heureusement que Nini ne l'a pas vu, remarque il ne risquait rien, elle ne chasse que les mouches, mais elle aurait miaulé d'énervement)
Nini se diversifie ? In-cré-di-beul

Un nouvel ami ailé.
:')
Eh bien ! Sauver un oiseau est une tâche qui suscite la jalousie... : aujourd'hui, j'en ai un qui a fait popo sur ma selle...
Foutus piafs !
Peut-être est-ce le même, qui tient à conserver le lien privilégié que tu as eu la bonté de tisser entre vous deux ?

Il marque comme il peut, avec les moyens à sa disposition, sa reconnaissance... il te fait un cadeau
J'ai fait aussi du sauvetage de petit oiseau mardi. Le matin, je passe toujours dans la même rue pour aller au bureau. J'étais accompagnée d'une collègue qui tout d'un coup s'écrie "oh le pauvre petit" en me télescopant. Elle avait failli marcher sur un bébé moineau qui était prostré sur le trottoir. On continue notre marche en nous disant qu'il avait dû tomber du nid certainement. Et puis au bout de 20 pas on se regarde et je cours dans l'autre sens pour retourner voir le petiot. Je l'ai pris dans les mains, il se débattait pas des masses, mais après examen, rien de cassé, pas une aile, pas une patte. Juste sonné. Je l'ai réchauffé deux minutes dans mes mains et là les petits yeux se sont ouverts un peu plus grand et il a commencé à remuer dans mes main, bon signe ça. Et puis bon, comme il fallait bien aller bosser, je l'ai posé sur un rebord de vitrine à l'aplomb de son nid et de ses parents, histoire qu'il ait un dénivelé pour qu'il puisse faire un décolage tranquile. Et puis aussi pour qu'il n'y ait pas un bête humain qui l'écrase par mégarde. Le soir quand on est repassé dans la même rue, on a regardé partout mais pas de petit cadavre. Je sais pas ce qu'il est advenu de lui, mais je préfère me dire qu'il a été ramené sain et sauf à son nid avec ses frères et soeurs et qu'il prend des cours de vol
Attends-toi à ce qu'un oiseau te marque pour te remercier... Tu nous diras ?
Je vous tiendrai au courant, vas
Tiens, en parlant de piaf, dans la documentation pour l'enregistrement des élèves sur le logiciel Education Nationale, les informaticiens ont nommé l'élève fictif "MOINEAU Piaf"... Trop drôle l'humour informaticien
Effectivement, des joyeux lurons. Dans mon coin paumé de campagne, le petit nom des moineaux c'est "zic". Je m'oblige à pas trop l'utiliser sinon tout le monde me fait
mais de quelle planète tu débarques toi ?
Tu me diras, Moineau Piaf ça change de Toto.
"j'en ai un qui a fait popo sur ma selle..."
Ben, j'ai préféré qu'il fasse sur ma selle quand j'étais pas dessus...
mon "
" vaut pour cet usage de "popo", vilain.
Voui, j'avions ben compris.