Comme d'habitude, un gars essaie de passer devant tout le monde sous prétexte qu'il n'a que deux articles. Le gars à qui il demande en forçant le passage lui rétorque un "non" discret mais ferme. Le resquilleur commence à s'emporter, fait mine de passer devant malgré tout mais ça ne marche visiblement pas, la caissière ne passe pas ses deux articles.

La tension monte.

Le resquilleur reprend ses articles et dépasse les caisses afin de rejoindre ses amis bien bruyants. Il n'a pas payé. Il tente sa chance ailleurs, mais c'est un échec. Il revient donc à la caisse du départ et pose ses articles avec ceux de la personne qui suit.
Là dessus, une nana apporte le reste des courses du resquilleur qui s'offusque qu'un paquet de cacahouètes ne lui appartenant pas est mélangé avec ses affaires. Normal, les cacahouètes appartiennent au client sur lequel il s'est greffé. Le client prend donc son paquet de cacahouètes des mains du resquilleur et le repose fermement sur ses propres articles.

Le ton monte.

Le resquilleur envoie le paquet de cacahouètes contre le mur, puis bouscule le client en lui disant de "ne pas le prendre pour un con, qu'il a été gentil jusqu'à présent" et ramasse le paquet à terre, l'ouvre puis l'écrase sur le visage du client en lui disant "vas-y connard, bouffe-les tes cacahouètes de merde !", puis il balance le paquet sur la caisse et la caissière occupée à demander du renfort.

Le client agressé paie ses articles pendant que les vigiles parlementent avec le resquilleur qui gueule au racisme, qu'il a été poli, qu'il a demandé poliment au connard de raciste blanc s'il pouvait passer devant lui. Il est évident qu'il ne lui vient pas à l'esprit que passer devant n'est pas une attitude normale.
Pendant ce temps-là, un autre vigile emmène le client agressé dans un réduit et lui demande s'il veut s'asseoir, un verre d'eau peut-être ? Le client s'accroupit, tout ce qu'il veut c'est se calmer pour reprendre la route sans risquer sa peau.

Le temps passe.

Finalement quand je sors, aucun signe du resquilleur.
Je ne supporte pas la violence, ça me fait trembler de partout, non pas par lâcheté mais par afflux de violence et que je sais que je ne saurai pas m'arrêter facilement.

Pour la peine, j'ai acheté de la glace...

Au fait, si vous venez à l'improviste prendre un pot, apportez des cacahouètes, je n'en ai pas racheté d'autres...