J'ai pas bougé !
samedi 9 juin 2007, 20:03 - exit
L'action se passe au Monoprix, rue Alsace-Lorraine à Toulouse. Je fais la queue avec mes articles. Je m'ennuie un peu, j'ai plein de trucs en tête et il fait lourd. Bref, j'observe...
Comme d'habitude, un gars essaie de passer devant tout le monde sous prétexte qu'il n'a que deux articles. Le gars à qui il demande en forçant le passage lui rétorque un "non" discret mais ferme. Le resquilleur commence à s'emporter, fait mine de passer devant malgré tout mais ça ne marche visiblement pas, la caissière ne passe pas ses deux articles.
La tension monte.
Le resquilleur reprend ses articles et dépasse les caisses afin de rejoindre ses amis bien bruyants. Il n'a pas payé. Il tente sa chance ailleurs, mais c'est un échec. Il revient donc à la caisse du départ et pose ses articles avec ceux de la personne qui suit.
Là dessus, une nana apporte le reste des courses du resquilleur qui s'offusque qu'un paquet de cacahouètes ne lui appartenant pas est mélangé avec ses affaires. Normal, les cacahouètes appartiennent au client sur lequel il s'est greffé. Le client prend donc son paquet de cacahouètes des mains du resquilleur et le repose fermement sur ses propres articles.
Le ton monte.
Le resquilleur envoie le paquet de cacahouètes contre le mur, puis bouscule le client en lui disant de "ne pas le prendre pour un con, qu'il a été gentil jusqu'à présent" et ramasse le paquet à terre, l'ouvre puis l'écrase sur le visage du client en lui disant "vas-y connard, bouffe-les tes cacahouètes de merde !", puis il balance le paquet sur la caisse et la caissière occupée à demander du renfort.
Le client agressé paie ses articles pendant que les vigiles parlementent avec le resquilleur qui gueule au racisme, qu'il a été poli, qu'il a demandé poliment au connard de raciste blanc s'il pouvait passer devant lui. Il est évident qu'il ne lui vient pas à l'esprit que passer devant n'est pas une attitude normale.
Pendant ce temps-là, un autre vigile emmène le client agressé dans un réduit et lui demande s'il veut s'asseoir, un verre d'eau peut-être ? Le client s'accroupit, tout ce qu'il veut c'est se calmer pour reprendre la route sans risquer sa peau.
Le temps passe.
Finalement quand je sors, aucun signe du resquilleur.
Je ne supporte pas la violence, ça me fait trembler de partout, non pas par lâcheté mais par afflux de violence et que je sais que je ne saurai pas m'arrêter facilement.
Pour la peine, j'ai acheté de la glace...
Au fait, si vous venez à l'improviste prendre un pot, apportez des cacahouètes, je n'en ai pas racheté d'autres...

Commentaires
Et bah, s'en passe des choses chez toi.
Comme quoi...
Comme quoi quoi ?
Comme quoi ça pourrait peut-être bien se passer dans une toute petite ville, après tout, mais... je trouve que la vie en grande ville devient un peu dure à mon goût...
Plus dure ? je ne sais pas. Disons que je ne m'attendais pas à être agressé de cette manière en arrivant au Monop'... ni que j'allais manger des cacahouètes sans accompagnement.
Il y a surtout abandon de valeurs au profit d'une attitude où tout serait dû pour peu qu'on ait demandé au préalable. Ce qui est parfaitement délirant !
Quant à être traité de raciste, avec mon nom à coucher dehors, ça m'a doucement fait marrer entre deux tremblements de rage contenue.
Ben oui, c'est un peu ce que je dis : ça prend en général un peu plus de temps pour arriver dans les petites villes, mais ça finit par arriver.
Et ce dont je parle – qui finit par arriver – c'est cette perte des repères dans les relations humaines, l'arbitraire, l'individualisme exacerbé, un sentiment d'injustice mal évalué parce que les bases manquent à tous ces jeunes pour juger... L'ignorance crasse dans laquelle ils se trouvent ou s'arrangent pour demeurer, leur manque de culture (dans tous les sens du terme), leur enfermement dans les ghettos dont ils ne sortent que pour consommer et non pour communiquer, etc... tout concourt à les coincer dans des comportements qui les enfoncent...
Au fait, quelques granules de staphysagria, non ? ça détend
Comme quoi il faut s'attendre à tout même en faisant ses courses...
Comme quoi les raccourcis sont faciles surtout !
Ce n'est pas parce qu'un jour, je me fais agresser par un con qui se croit tout permis que je vais considérer que tout part en couille de partout et que seul un gars est susceptible de tous nous sauver du naufrage !
@ fred : pourrais-tu éviter de mettre tes smileys à la ligne, ça crée alors une zone de code (puisque commençant par une espace) et donc un saut de ligne très laid. Merci.
Purée je te comprends. Dans ce genre de situation je suis aussi pris de tremblements et les larmes me montent aux yeux. Si la violence me sort autant par les yeux (tiens, à me relire je vois que c'est vraiment le cas de le dire), je crois que c'est parce que c'est le signe le plus évident, immédiat et pathétique de l'imbécillité (pour ne pas dire autre chose). C'est vraiment l'arme des faibles d'esprit
Je ne vois pas de rapport entre l'intelligence et le recours à la violence comme moyen d'expression, d'affirmation de soi. Si tel était le cas, il suffirait pour ne plus risquer d'y être confronté de faire passer des tests de QI et d'interner tous les bas du front dans des enclos...
Sérieux, tu ne vois pas de rapport ? Pourtant ça me semblait évident, je dois avoir tort. Tu crois que je dois demander les palmes académiques pour mon voisin, du coup
Non, pas de rapport. En pensant ainsi, c'est comme si j'estimais que l'éducation, la connaissance ne servaient à rien, ou juste à occuper les oisifs qui ont la trouille de se confronter au monde du travail.
Du coup de boule alors...
Et en parlant de boules, j'en dois deux à ta compagne au fait... C'est quand elle veut.
Pas compris, mais pas compris du tout. La civilisation (en tant que processus de lénition des moeurs, de diffusion des savoirs et de la culture en général) se matérialise dans le rejet de la violence physique au profit la violence symbolique (Elias, Bourdieu...). C'est la base ce me semble. Ou alors c'est la fatigue
M'étonnerait que mon gars ait lu Bourdieu... mais pourquoi pas... Pour ma part, je n'ai lu ni l'un ni l'autre... je suis agressif, désagréable (malgré ce que certaine essaie de colporter) et n'ai pas été à la fac, je suis pourtant intimement persuadé être intelligent et capable d'agresser physiquement...
Un poil tard pour aller dénicher la définition de lénition, grosse flemme aussi. Néanmoins, je trouve particulièrement rigolo que tu introduises la civilisation dans ma petite histoire, pas bien vu pourquoi... la fatigue sans doute.
Euh... si tu étais le seul à te faire agresser physiquement pour pratiquement rien, je ne généraliserais certainement pas sur la violence !
) de trouver une solution simple qui me déresponsabiliserait !

Quant à imaginer qu'un sauveur peut se présenter pour remédier à ce genre de comportement, hélas j'en suis bien incapable, hélas car plus je vieillis plus je me dis que ce doit être bien reposant (mais sans doute décevant à terme
@Maxime : c'est bizarre cette idée que la violence potentielle de quelqu'un puisse être inversement proportionnelle à son intelligence...
J'ai connu au cours de ma carrière des débiles mentaux très doux, et des enfants ou ados assez intelligents mais complètement déglingués au point d'exploser à la manière du barjo du Monoprix toulousain pour une broutille qu'ils considéraient comme une offense gravissime.
La perte des repères, des valeurs, c'est autre chose, c'est à mon sens en relation avec l'accélération des mutations culturelles, des fossés culturels qui se creusent... un peu long à résumer ici
@calystegia : peut-être parce qu'on n'a pas la même idée de l'intelligence (la diplomatie et la sociabilité en faisant à mon avis partie, et il est manifeste que certains "débiles mentaux" sont plus polis et sociables que beaucoup de petits cons dits "précoces").
@ Maxime : disons qu'on aborde le problème sous deux angles qui, à mon sens, n'ont pas grand chose de commun. Moi je préfère croire qu'il s'agit d'un problème lié à l'accès à l'éducation, à l'éducation. De ton côté, il me semble que tu axes ton propos sur l'intelligence.
En fait on est d'accord, mais c'est que ma définition de l'intelligence est peut-être plus large/élastique que la votre. Il me semble évident que l'éducation fait partie de (voire fonde) l'intelligence entendue comme un ensemble de comportements raisonnables permettant d'être au monde en essayant de causer le moins de dégâts sur son environnement (=tout/s ce-ux qui nous entoure/nt), bref une forme d'éthique laïque, humaniste et écologiste. J'ai bon ?
Disons que ce qui m'ennuie le plus, ce n'est pas ce qu'on met ou non dans l'éducation, mais ce qui permet d'y avoir accès. Vraisemblablement et à moins de me planter lamentablement (ce que j'espère presque), ce n'est pas en ghettoïsant, stygmatisant des individus qu'on leur permet d'accéder à autre chose (que ce qu'ils connaissent déjà). S'ils évoluent dans une société qui leur impose de se comporter en petits caïds (et je ne parle pas que des gens qu'on dit "des cités" mais aussi ceux "des cités scolaires"), puis s'en vont dans une société qui ne repose plus sur la loi du plus fort en gueule mais sur celle du plus fort en "pensée" (par exemple et inversement), il me parait évident qu'il ne peut y avoir qu'incompréhension, conflit, agression. On se base tous sur les valeurs en lesquelles on croit, sur les principes qui font qu'on agit et réagit de telle ou telle façon. Certains pourront, parce qu'ils ont acquis de l'expérience (maturité, études, terrain), s'adapter aux us et coutumes d'une société "étrangère" sans se faire rétamer la gueule. Et d'autres non. J'ai énormément de mal à accepter les exclusions, les laisser pour compte comme si cela était une fatalité.
A contrario, si on part du constat qu'il est illusoire de permettre l'accès à l'éducation (mais aussi à l'information en général) parce que, de toutes façons, ceux qui viennent de sociétés régies par la loi du plus fort en gueule ne seront qu'incapables de comprendre ce qu'on peut leur enseigner, j'estime, moi, qu'on dévalorise ainsi l'éducation et qu'on la relègue à un usage purement anecdotique servant à combler le grand vide de ceux qui ne savent comment occuper autrement leurs journées.
Ce qui est parfaitement révoltant dans mes propos c'est que quel que soit le côté où on se situe, on se sente insulté. Ce n'est évidemment pas (trop) le but recherché (je mets "trop" à part car je crois fermement que c'est parfois dans la provocation qu'on parvient à sortir de nos propres ornières pour regarder autrement ce qui nous entoure, quitte à ce que l'insulte reste, ce qui n'a guère d'importance selon moi).
Au collège où je bosse pour encore 20 jours, on a des petits Tchétchènes. "Ils sont terribles les Tchétchènes..." ai-je surpris l'autre jour, "... quand ils dessinent en Arts-Pla, ce ne sont que morts, sang, fusils, bombes, tortures, feu, destruction... Deux gamins devant une photos de la place Rouge à Moscou, l'un disant à l'autre : quand je serai grand, j'irai tous les tuer en leur faisant des grands trous et de mimer le catacatac d'une mitrailleuse."
Que penser ? Ils ont accès à l'éducation, à des valeurs humanistes... Ils semblent les comprendre. Mais qu'ont-ils pu vivre pour continuer à avoir de tels projets ?
C'est effrayant.
dis-tu ? Je n'en suis pas persuadée : ce n'est pas parce que des enfants vivent en France, y vont à l'école régulièrement, y reçoivent une instruction et une éducation (ce qui est loin d'être la même chose) qui semblent identiques à ce que reçoivent les enfants d'autres origines, etc, qu'ils assimilent au point de l'intégrer à leur vie propre.
Tu as raison, c'est dans ce qu'ils ont vécu et dans ce qu'ils vivent en dehors de l'école que tout se joue, enfin tout peut-être pas, mais c'est tout de même là le nœud du problème.
Les enfants, même issus de familles heureuses et paisibles, sont actuellement en état de stress permanent (télé, internet, consommation, compétition scolaire, sportive, etc), alors que dire de ceux qui ont une histoire déjà chargée ?
Ils réagissent, n'importe comment parce qu'ils n'ont plus de rites familiaux ou culturels, ils n'ont de repères que ceux que leur fournit la télé (journaux télévisés, films, mangas, pub, etc, etc) qui les touche (donc inscrit quelque chose en eux) bien plus adroitement et efficacement que ce que permettent les moyens actuels de l'école... Oui, c'est effrayant... Surtout ce soir, je suis bien effrayée
Ouh là, tous ces commentaires sont très longs à lire. Bon, j'en conclus qu'on peut venir boire un pot à l'improviste chez toi. Faudrait tout de même avoir le nom et l'adresse. Tu préfères pas des noix de cajou ?
Du moment que tu ne me les écrases pas sur la bouche en disant "vas-y connard, bouffe-les tes noix de cajou de merde !", tout va bien... Notons qu'il est un peu tard pour débarquer et que pour le nom et l'adresse c'est très facile à obtenir.
A imaginer ça je me tords de rire. Où va se cacher la violence mon bon monsieur. Oui oui c'est un peu tard, je ne mange jamais de noix de cajou à cette heure-ci.
Ben moi j'ai pas ri. Mais si tu veux, je t'en écraserai un sur la bouche et on mesurera la masse tordante ?
évidemment, je me rends compte que mes propos peuvent être mal interprétés, j'ai ri seulment à ta supposition ! Si j'avais été là, j'aurais pris ta défense.
Pas sûr que face à ce genre de situation il faille réagir autrement qu'en faisant le gros dos. Imaginons que je lui défonce la gueule à coup de magazine tévé roulé serré (déjà, on frémit velu), soit mon resquilleur se voit offrir sur un plateau de quoi porter plainte pour agression physique, soit il se défend et me rétame salement la gueule. Bref, dans les deux cas, j'ai mal.
pour la violence qui n'a pas de rapport avec l'intelligence, j'en suis la preuve vivante : je me considère comme quelqu'un ayant une intelligence normale et une éducation plus qu'honorable, et j'ai toujours proné la non-violence, ne-jamais-rendre-les-coups. et je me suis faite un peu beaucoup "titillée" (on va pas dire aggresser, c'est p'être trop fort) : je prennais des photos place du cap' lors de la manif anti-epr. j'étais alors debout sur un gros plot en béton, et à côté de moi une rangée de gamins (12ans maxi pour le plus vieux) regardait la foule. puis à un moment donné je sens un truc mouillé qui m'arrive dans le cou. Ces p'tits cons étaient en train de me cracher dessus. j'en avais plein sur moi. alors j'ai commencé à les engueuler. je me suis faite traitée de raciste. l'un deux m'a donné un coup de pied, et là je n'ai pas réussie à réagir autrement qu'à lui rendre plusieurs coups de pieds.... je suis partie complètement en rage car bon en moi même j'ai vite compris que cela ne servirait à rien et que je m'étais emportée vraiment de la pire manière qui soit... mais cet évènement m'a complètement chamboullée, car hormis partir tout de suite dès que j'ai compris que des p'tits cons me crachaient dessus, qu'est ce que j'aurai pu faire ?
Leur rendre la pareille, même si une femme qui crache n'est pas très joli-joli ?
(tu dis rien hein, mais je sais pas cracher... ou juste des petits crachats qui iraient à peine plus loin que mes pieds)
Eh bien ! Tu viens de nous trouver le premier atelier pratique à mettre en place pour Toulouse Carnet. Que penses-tu de l'intitulé suivant : "Cours d'auto-défense 1 : cracher sur plus jeune que soi en évitant de s'en mettre partout" ?
lol :) maintenant qu'on a les sujets de physique et de sport, faut trouver les autres matières :)
Pour la diplomatie, je pense que nous devrions être les personnes ressource idéales
C'est quand même fou cette histoire. Je crois que j'aurais insisté pour que les vigiles appellent les flics et j'aurais porté plainte.
Il me semble que le genre de gars qui est capable d'écraser des cacahuètes sur le visage d"un client qui l'a contrarié est un danger potentiel, quelqu'un qui ne sait pas du tout maîtriser son impulsivité...
Ça me laisse songeuse.
Disons que je me suis posé la question. Un instant. Court.

Le problème avec ce genre de type c'est qu'il peut se venger et que j'ai pas trop envie de finir mes jours sous les roues d'une voiture... Déjà que je flippais pas mal en sortant du Monop'
Bref, toi, c'est pas demain la veille que tu viens faire des courses avec moi
je serais curieuse de savoir ce que tu écoutes, toi...
on a tous quelques vieilleries planquées comme des maladies honteuses au fond de nos discothèques, et on n'ose pas avouer que ce sont celles qu'on préfère...
cela dit, je voudrais pas jouer ma chieuse (je ne me le permets que parce que je me suis mise en 4 pour te faire un joli agrégateur rss exprès pour toi
) mais ta radio ne fonctionnant pas... je risque pas de le savoir... (flûte... Je voulais mettre le petit smiley qui tire la langue, mais c'est qu'il montre ses fesses, aussi, le vilain! shocking)
Tout de même, se venger...
... tu es si reconnaissable que ça dans la rue ?
Il ne sait pas où tu habites, ni où tu bosses, il suffit que tu n'ailles pas trop dans ce Monoprix pendant quelque temps...
Je ne sais pas si les violences que tu as subies pouvaient impliquer des séquelles, physiques (aux yeux par exemple dans ton cas) ou psychiques, mais dès qu'il y a ce risque même potentiel, il est évident qu'il faut porter plainte. Agaçant, mais c'est peut-être un service à rendre au resquilleur...
@ Kmille : je sais que la radio ne fonctionne pas. C'est voulu. Notamment parce que ce n'est pas une radio. Mais j'écoute tout un tas de trucs, excepté tout plein d'autres machins
(il est très bien ce smiley, que peut-on lui reprocher ? franchement ?!). Je te remercie pour ta célérité à combler le grand vide du fil RSS des commentaires.
Est-ce que cette liste comble ton grand vide à toi que tu as ?
et d'autres...
Pas trop compris ton truc sur les vieilleries dont on devrait avoir honte... Ca sert à quoi la honte ? Ca aide à vivre ? Si oui, faudrait peut-être que j'essaie dans mes moments de doute...
Tiens, j'ai "réparé" le lecteur et mis des vieilleries dont je n'ai pas honte un instant, même si ça a affreusement vieilli.
@ calystegia : je ne sais si je suis reconnaissable mais je peux t'assurer que si un con se met dans la tête de me foncer dessus avec son auto, le rapport auto/vélo est rarement en faveur du vélo. Quant à boycotter momentanément le Monop', c'est hors de question : ils ont des cookies bio succulents !
: ok, c'est un argument de choc si j'ose dire !
Non ? Vraiment pas ?... ouf !
Pourquoi tu ne roules pas dans Toulouse en énorme 4x4, comme ça se fait de plus en plus me semble-t-il !? Tu ne craindrais plus rien
: tttssss, tu n'as qu'à apprendre à les faire toi-même, les cookies !
Donc pour me prémunir d'un con écraseur de paquet de cahouètes sur ma bouche, si je suis ton raisonnement, il faudrait que :
Maintenant, j'en suis sûr : tu me veux du mal
Merde, alors c'est foutu ? L'éducation et l'instruction ne peuvent rien face aux déterminismes médiatiques et socio-économiques ? Sérieusement ? Sinon, ce n'est pas un peu too much le laïus sur les méfaits de la télé et d'Internet ? N'est-ce pas aussi rebattu et multi-séculaire que les débats sur le manque de respect des jeunes envers les vieux ou sur la nullité des Modernes par rapport à l'excellence des Anciens ? J'ai en partie été "élevé" par une télé (plus pas mal de romans dits "classiques" qui comptent leur lot de batailles, d'assassinats, de morts...) et pourtant je n'ai jamais pu corriger ma chienne sans me mordre la lèvre jusqu'au sang.
Je dis ça sans animosité évidemment, mais j'ai vraiment l'impression d'être un peu seul sur le coup (d'ailleurs, où que je poste en ce moment, j'ai tendance à pisser dans des orchestres de chambre
). On se sent moins seul quand on est pessimiste.
Merde, j'ai prétendu tous ces trucs moi ? Oh là, va falloir que je me surveille !
Mais nan ! c'est ce qu'il a cru lire dans ce que j'avais écrit, je crois... mal écrit sans aucun doute !
Bien sûr que si, l'éducation et l'instruction sont justement la solution ! Mais pfff ça fait plus de quarante ans que je dis et pratique ça, je fatigue (y a pas de smiley assez épuisé pour exprimer la chose :( )
Je m'en retourne à mes bonsaïs
bouhouhou j'ai une education et une instruction défaillante !!!
Exact, Flo, ta touche "é" est cassée une fois sur deux...
Laissez-moi surinterpréter et utoper en paix, zut alors
En fait, il nous manque l'éclairage de Po... Elle compte refaire une sortie dans le couloir un jour ?
La violence, c'est mal.
Ouh laaaaa ! Miss Concision est reviendue