éveiller les sens

L'obsession de ma vie : accepter de s'ouvrir aux autres, laisser les a priori au vestiaire, apprendre à désapprendre que nos limites ne sont pas irrémédiablement figées, affiner nos sens.

lundi 23 mars 2009

Fermer les yeux

Parfois, je ferme les yeux, et je...
Roule, roule, roule
Marche, marche, marche
Et traverse les routes
L'air glisse sur mon visage
Avec lui, le sentiment purificateur d'être libre
Détaché de tout

Sérénité enfin trouvée

Hélas nos rues ne sont pas sûres, le repos est de courte durée.

dimanche 22 mars 2009

Suicides

Qu'on soit acteur ou juste spectateur, le suicide est vraiment une saloperie.

En tant qu'acteur, j'ai tenté, avec la réussite qu'on peut voir, deux fois de m'épargner d'autres souffrances, et sérieusement bloqué sur le sujet deux autres fois.

La première fois, j'avais 16 ans. Un bon âge pour tenter cette expérience amusante.
Je redoublais pour la première fois et ça se passait plutôt mal au collège.
J'étais allé pour les vacances de la Toussaint chez mes grands-parents et ils m'ont accueilli plutôt durement par un "tu ne vas pas tripler ta troisième ?"[1].
Une nuit de nouvelle lune, j'ai pris un oreiller et suis parti m'allonger en plein milieu de la nationale passant à côté. Et j'ai attendu.
En deux heures de temps, pas une voiture n'est passée dans un sens comme dans l'autre. Je suis donc rentré, déçu, en me promettant de prendre une couverture si d'aventure ça me reprenait : la nuit en novembre, il bruine parfois et fait frisquet.
J'ai passé le reste de ces vacances inoubliables au fond de mon lit avec une crève carabinée.
J'ai su quelques jours plus tard que la nationale avait été fermée pour raison de réfection de chaussée.

La deuxième fois, j'ai pris mon vélo et ai emprunté le périphérique parisien. C'était impressionnant. Je devais avoir autour de 18 ans. Personne ne m'a arrêté, peu m'ont klaxonné. Les gens s'en foutent faut croire.

Le premier blocage, en avril 94. Pendant deux jours, j'ai fait un arrêt sur pensée sur une question débile : "est-ce un bien de ne pas avoir de fusil ?" Une litanie que je me suis répété à voix haute deux jours sans m'arrêter si on excepte l'épuisement qui fait le corps s'effondrer par intermittence.
Je n'ai toujours pas de réponse à cette question. Mais ce n'est pas un mal. Je m'en fous un peu.

La dernière fois, en octobre 2007. Il n'y a pas si longtemps. En ai profité pour rédiger le dernier billet. Non publié. Il est là, pour au cas où. Comme une sécurité, presque.

En tant que spectateur, j'ai été confronté une fois. Et, franchement, ce n'est pas une expérience agréable.
Comparativement, j'ai mieux vécu le meurtre de mon meilleur ami.
Ou alors, je savais déjà, un peu, à quoi m'en tenir.

Dans les deux cas, le sentiment qui prédomine est l'égoïsme. On ne pense qu'à soi, et rien de ce que pourraient tenter les autres ne peut intervenir dans la décision de partir ainsi. Les autres n'existent plus. Les autres ne peuvent comprendre simplement parce qu'il n'y a rien à comprendre. Toutes les justifications qu'on serait tenté d'élaborer ne peuvent être qu'inexactes : je ne connais personne capable de se mettre, réellement, à la place d'un autre.

Ce n'est pas un mal. C'est ainsi, et ça me semble très naturel et plutôt sain.

Notes

[1] je ne l'ai pas triplée, mais j'ai tout redoublé par la suite, à croire qu'une fois qu'on y a goûté on est addict.

mercredi 18 mars 2009

Bonjour, c'est pour un sondage

Le matin[1], vous êtes plutôt liquide (jus d'orange, de vache[2], café, thé, autre) et/ou solide ?

Pour ma part, tous liquides autres que de l'eau sont exclus sous peine de rendu dans le quart d'heure[3] et une compote ou un yaourt.

Notes

[1] enfin, pas loin du réveil

[2] froid, tiède, chaud

[3] ce qui est peu excitant pour l'entourage on en conviendra

samedi 14 mars 2009

J'ai pas de rythme

Sur une idée de Lomalarch, paroles de brol :

J'aurai voulu être un bassiiiiiiiste
Pour pouvoir avoir un groupe à moiiiii
Me faire des tas d'jolies groupiiies
Et ne plus me ronger les dooooiiiigts

Refrain :
Ouiiiin, ouiiiin, ouiiiin (x 2)

Alors tout un été, j'ai travailléééé
Dans un bureau de pub surchaufféééé
10000 enveloppes et timbres à colleeeer
Et finalement, j'ai pu me la payeeeer

Refrain

En septembre, j'ai pris des cooouuurs
En octobre, novembre et décembre aussssiiiii
A tenter en vain de coller au tempo d'la batteriiiiie
Hélas, le rythme, j'y suis complètement sooouuuurd !
Pourtant j'ai l'oreille musicaaaale
En attestent mes doigts plein d'caaaals

jeudi 12 mars 2009

Mauvaises fréquentations

Depuis que je suis, à nouveau, célibataire, je me rends compte que mes fréquentations, si elles n'ont pas à proprement parler changé, ont une influence certaine sur mon comportement et mes envies.

Pour preuve, j'ai commencé à retourner au cinéma, à inviter et répondre favorablement à celles qui me sont faites, et même à me débarrasser des objets qui m'encombrent !

Bref, tout ça pour dire que, même si je ne suis pas totalement tranquille quant au chemin entamé, il me semble être sur la bonne voie et, surtout, j'y prends plaisir. Ce qui est déjà beaucoup.

mercredi 11 mars 2009

Encombrements

La voisine m'a initié à Priceminister.
Depuis mon inscription dans les premiers jours de janvier de cette année, j'ai vendu 24 bouquins et ai récolté 230 euros.
Outre l'aspect financier évidemment fort agréable, il me faut compter avec l'extase infinie de me débarrasser des rebuts de mon ex qui, lorsqu'elle est partie, n'a pas voulu s'encombrer et me les a laissés sur les bras.

Bref, un grand merci, Voisine.

mardi 10 mars 2009

Bon public

Souvent, quand je suis confronté à une attitude totalement absurde, je peux en rigoler tout seul pendant deux-trois jours.
Le rire, c'est bon.