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boue et vase

Quand je plonge au fond de l'angoisse, moi il faut que ça sorte... C'est rarement agréable à lire, si vous n'avez pas le coeur bien accroché, passez votre chemin !

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dimanche 25 novembre 2007

Plouf !

Il est des masques qui sont fort laids.

Celui qui tente de faire accroire que je suis désintéressé et altruiste : rien n'est plus éloigné de moi.
Celui qui veut se faire accepter, motivé par cette frousse immonde et omniprésente de finir seul, dans la glace du cœur.

La solitude est mauvaise conseillère, je le sais depuis longtemps, alors pourquoi continué-je de lui prêter oreille ?

Apprendrai-je un jour à retenir la leçon ?

...et la boule continue à grossir...

samedi 24 novembre 2007

Deux jours

Deux jours où on est censés ne pas travailler.
Deux jours où on est censés penser à soi.
Dont un pour faire les courses parce que le reste de la semaine on n'en a pas le temps.
Deux jours où rien n'arrive.
Deux jours où les angoisses de la semaine refluent et peuvent s'ébattre en toute quiétude.
Deux jours où l'envie extrême gagne du terrain.
Deux jours où la boule dans la gorge grossit d'une manière expansive.
Deux jours où toutes les petites merdes de l'existence se rappellent à mon bon souvenir.
Deux jours de merde où j'ai encore moins envie de voir des gens alors que c'est tout le contraire qui me ferait du bien.
Deux jours où la solitude m'écrase de son poids inerte.
Deux jours pendant lesquels je n'aspire qu'au silence mais...

C'est sans compter avec la tribu Grouin qui reçoit et évolue comme si le monde leur appartenait.

Je n'aime pas le week-end.

mardi 20 novembre 2007

Convalescence

Se remet-on, un jour, d'un amour déçu ?

Si je m'écoutais, je foutrai le feu à cet appartement et jetterai également mon cerveau dans le brasier.

Il parait que le temps efface tout... Je dois être l'exception qui confirme la règle : je n'oublie rien.

Feuk !

dimanche 18 novembre 2007

Popularité

Au début de ce blog, j'avais dans l'idée de jouer. Juste jouer. Et tester aussi, hein... en bidouilleur, parce que je ne sais pas faire grand chose d'autre me disais-je.

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samedi 3 novembre 2007

J'aurai dû m'arrêter

En revenant des courses tout à l'heure, j'ai croisé une femme brandissant un carton où était inscrit "Calins gratuits".

J'étais chargé comme une mule avec un pack de bouteilles d'eau sur le cadre du VTT et Gépéhess grelottait, alors je ne me suis pas arrêté.

J'aurai dû.

La timidité a bon dos, ma connerie est incommensurable et mes regrets éternels.

Edit : il semblerait que cela ait à voir avec ceci. Sympa, non ?

Recevoir du plaisir

En discutant avec une de mes petites sœurs l'autre jour, je me suis aperçu que ce n'était pas tant le fait de prendre un an de plus qui m'embêtait mais de devoir faire face à un potentiel cadeau.

Je me contrefous dans les grandes largeurs d'avoir 40 ans. Et d'un je ne les fais pas physiquement, et de deux je n'ai aucune idée de ce que ça peut vouloir dire. A l'image de la représentation d'une distance, l'âge ne signifie rien à mes yeux !

Non, ce qui me turlupine c'est cette histoire de cadeau... une bête histoire d'ego.

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vendredi 21 septembre 2007

Creux et décision

Je ne sais ce qui est pour vous, mais moi, quand j'ai un creux, je prends souvent des décisions. Comme s'il y avait un rapport de causalité entre ce vide et un certain raz le bol qui m'inciterait à ne plus devoir y être confronté à l'avenir...

Mon creux : je connais la solitude. Avant d'être en couple j'ai vécu seul, seul à en crever, seul dans le silence du cœur, les petites voix intérieures, le chahut extérieur. Je connais la solitude. A priori, quand on a été seul pendant plus de dix ans, j'imagine qu'on sait ce que c'est, qu'on peut estimer que laisser autrui nous faire la leçon est déplacé au mieux, indécent au pire !
Autant cette période de solitude m'a fait progresser personnellement (en dix ans, on a le temps de s'améliorer pour peu qu'on le veuille bien évidemment), ma construction personnelle (valeurs, éducation) date de ce temps, autant ça a été particulièrement épouvantable à vivre au quotidien, et au bout du compte une certaine perte de temps puisque le résultat aujourd'hui est, somme toute, un minable retour à la case solitude.

Bref, je crains n'être pas en mesure de recommencer un tel parcours tout simplement parce que je n'en ai plus les ressources.

Ma décision : si ça s'éternise de trop, il est fort probable que j'aille nager dans le canal, là, en bas, en compagnie des rats.

(Inutile de flipper, avant de passer à l'acte (et si je passe à l'acte), j'ai quelques trucs à régler avant, notamment prévoir une solution de repli pour ce blog et pour LED. Que mes décisions personnelles n'aient pas à impacter sur des devenirs collectifs. Bref, aucune urgence...)

jeudi 20 septembre 2007

Le bruit de la solitude

Une horloge dans le silence, son tic-tac assourdissant qui se répète et répète à l'infini, égrène les instants comme pour dire "moi j'avance, et toi tu stagnes à m'écouter, à t'emplir les oreilles de tout ce vide qui t'habite".

Les gens qui rentrent chez eux, les voix qui passent le plancher ou les murs, des gens qui se parlent, des gens qui ont à qui parler.

Un coup de fil pour avoir de mes nouvelles, sauf qu'il n'y a pas de nouvelle, rien à raconter, ou juste une façade à tenter de consolider pour ne pas s'écrouler au téléphone, sauvegarder une pudeur mal placée parce que s'épancher c'est parfois bien et parfois incommensurablement pénible et nocif.

Le clic-clac du bruit des touches du clavier, seul lien ténu que j'hésite à rompre.

Et pour finir, le souffle qui saccade, et les larmes qui embuent tout

Trop de contact nuit à mon moral

Lundi soir, j'ai mangé au restau avec mon futur boss.
Mardi soir, j'ai mangé avec des amis à la maison.
Mercredi soir, j'ai mangé au restau avec un ami qui m'a demandé ce que j'attendais maintenant de la vie. Je lui ai répondu : trouver un coloc, concrétiser mon emploi, prendre quelques jours de congés et serrer une femme dans mes bras de temps en temps.

Et ce soir, je me sens perdu dans une solitude insupportable.