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boue et vase

Quand je plonge au fond de l'angoisse, moi il faut que ça sorte... C'est rarement agréable à lire, si vous n'avez pas le coeur bien accroché, passez votre chemin !

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vendredi 21 mars 2008

Plaie ouverte

Il y a quelques années, on avait acheté un truc pour ce bébé que je n'aurai jamais, juste un, complètement craquant.

Qu'en faire ?

Je n'imagine ni m'en séparer, ni le conserver.

vendredi 8 février 2008

Sans trucage

Parfois, dans les films, des gens pleurent. Les larmes coulent sans qu'il y ait crise, le visage reste impassible. Ca coule. Seule manifestation de l'état.
J'avais toujours cru que ça ne pouvait arriver réellement.

J'avais toujours cru.

jeudi 7 février 2008

Symbole

Avant d'avoir atteint l'étain, l'amour s'est éteint.

mercredi 6 février 2008

Usure

Je ne connais pire supplice, auto-infligé, que de prendre conscience de mes propres limites, de mes propres incapacités. A quoi bon me raconter des histoires alors qu'au plus profond de moi je sais ce qu'il en est ?

Je n'attends plus que l'instant où j'aurai trop honte de paraître devant les gens pour me suicider, enfin !
Que d'années perdues à croire en l'improbable. Je sais ne plus avoir l'insouciance de naguère.

Avoir de bons côtés n'aide en rien, être serviable n'aide en rien. Ca ne me nourrit plus. Ca me pèse même complètement. Ne reste plus que le sentiment du rejet, de l'abandon, de l'absence totale.

Je vais arrêter quelques jours. Demain est un jour triste.

A plus tard.

jeudi 31 janvier 2008

Déroute

C'est curieux comme certaines idées peuvent s'imposer sans que je parvienne à comprendre pourquoi elle acquièrent un tel poids. Le poids de la solitude peut-être, tout ce vide, tout ce rien pèse une tonne.

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lundi 28 janvier 2008

Futilité

Aux lecteurs :
Vous devriez prendre l'habitude de ne pas me lire avant de commencer votre semaine, ça n'est pas utile je crois.
Ce qui suit est boueux à souhait...

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lundi 24 décembre 2007

Checklist

Désopilons gaiement...

  • Divorce : c'est en cours.
  • Vie de merde : pareil.
  • Colite néphrétique : fait, mais ça peut revenir, d'ailleurs ça me tiraille du côté des reins.
  • Confrontation et mauvaise foi : c'est bon, j'ai ce qu'il me faut.
  • Envie de tout envoyer bouler : j'ai !
  • Petite chatonne en vue : non.
  • Cambriolage avorté : eu.
  • Décès divers et pesants : ayé.
  • Licenciement : déjà goûté sans aucune envie de rab.

Me restent l'incendie et le cambriolage réussi.

Allez, bonnes fêtes les gens.

dimanche 2 décembre 2007

Pour le rétablissement de la pendaison par les couilles

Appris ce soir qu'un ancien ami avait croisé la route d'un car de messieurs vêtus de bleu. Il était pourtant dans son bon droit, passant au vert. Sa signalétique était allumée à l'avant comme à l'arrière. Il ne roulait pas vite (comment d'ailleurs fait-on pour rouler vite à vélo ?). Le car est venu du côté, les gyrophares allumés, la sirène mise au dernier moment selon sa mère (forcément de parti pris).

Jamais compris cet empressement que pouvaient avoir les véhicules de ceux censés assurer la sécurité (si j'en crois les propos du monsieur qui est le Président de tous les Français) de griller les feux rouges et autres stop.
Tous les jours, en bas de chez moi, c'est pourtant le cas.

Un truc plus important qu'une vie sans doute.

Je m'arrête quelques jours. J'ai comme une envie de gerber, là.

Edit 3h : j'ai eu l'info après avoir lu le dernier billet d'un blogueur qui m'a fait rire aux éclats. Le téléphone à sonné. Une voix que je n'ai pas reconnue. Une voix du passé avant de venir ici. Une voix pour m'annoncer cette épouvantable nouvelle. Et j'en suis resté sans voix, le rire coincé au fond de la gorge, incapable de déglutir. Je n'en ai pas demandé de trop parce que, parfois, en savoir plus qu'on ne le voudrait empoisonne l'existence.
Je me sens lâche. Et écœuré.

A plus tard.

samedi 1 décembre 2007

Une nouvelle vie

Il y a 14 ans aujourd'hui, j'arrivais à Toulouse. Pour une nouvelle vie d'épanouissement croyais-je.

L'effet "week-end" a encore frappé, avec des mauvaises nouvelles dans la journée. Je n'ai même plus le goût de dormir ou de lire au pieu alors que j'aimais tant cela...

Je rêve de ne plus venir écrire ici.
Je rêve de ne plus vous prendre en otage, témoins de ma souffrance. L'indécence m'insupporte.
Je rêve éveillé, je n'ai plus sommeil.
Je rêve du sommeil définitif, de celui qui apaise.

Je n'ai plus de rêves.